Karl Tremblay se lance dans les jeux vidéo

Alexandre Faucher alexandre.faucher@tc.tc
Publié le 5 mars 2016
Karl Tremblay et Simon Dansereau travaillent actuellement sur leur premier jeu, qui devrait sortir dès cet automne.
Photo gracieuseté

JEUX VIDÉO. Issue de l'union entre le chanteur des Comboys Fringants, Karl Tremblay et Simon Dansereau, l'entreprise Triple Boris devrait sortir son premier jeu sur téléphone cellulaire à l'automne prochain.

Imaginé en grande partie par le chanteur, le jeu mettra en scène une personne qui recherche son chien dans un manoir. La mémoire des utilisateurs sera grandement utilisée au cours de l'aventure.

«Nous voulons attaquer le marché des jeux sur support mobile avec un jeu relativement simple et facile à comprendre. On veut se démarquer par la signature graphique du jeu, qui sera extraordinaire», expose le coactionnaire de l'entreprise, M. Dansereau.

Loin d'eux l'idée de développer des jeux à la «Candy crush» ou à la «Clash of clans», le jeu ne demandera pas non plus de débourser de l'argent supplémentaire une fois qu'il sera acheté.

«On veut quelque chose de facile à jouer. On n'y jouera pas pendant 40 heures de suite et ce n'est pas le but. Nous voulons plutôt de la visibilité tout en faisant nos frais de développement pour ensuite être en mesure de se faire un nom avec des jeux plus longs et plus complexes», ajoute-t-il.

Triple Boris n'exclut pas la possibilité de lancer des jeux sur les plateformes Steam, PC, Apple TV ou même sur le web. L'entreprise ira où la demande sera.

Un projet réfléchi depuis un moment

Se connaissant depuis un bon moment, les deux coactionnaires de l'entreprise discutaient depuis déjà un moment de la possibilité de faire un jeu ensemble.

Après avoir travaillé chez EA et Ubisoft et quelques contrats, Simon Dansereau a recontacté en janvier Karl Tremblay pour lui dire que le temps serait bon pour développer leur jeu.

N'ayant pas les connaissances techniques de son complice, le chanteur des Comboys Fringants met sa touche d'un point de vue artistique.

«Karl est un créateur créatif. Sur les jeux auxquels nous travaillons, il trouve souvent les idées. C'est lui qui imagine les règles, l'univers et il aide le directeur artistique à donner une bonne touche graphique aux jeux», analyse M. Dansereau.

La compagnie, qui a son siège social à Sainte-Julie et des bureaux à Varennes, emploie pour l'instant huit personnes, qui travaillent parfois en sous-traitance pour d'autres entreprises.

«Le but ultime, c'est de travailler à sortir uniquement de nos jeux. Il faut pour l'instant se créer un nom et bâtir une réputation de compagnie qui est intéressante», enchaîne M. Tremblay.