Le fédéral doit agir pour que l’assurance-emploi corresponde à la réalité des mères québécoises

Publié le 19 octobre 2016

Monique Pauzé demande au fédéral d'agir dans le cas d'assurance-emploi.

©(Photo - gracieuseté)

Préoccupée par la situation de certaines familles de la circonscription de Repentigny, la députée Monique Pauzé a demandé au gouvernement fédéral d’agir pour que les mères de famille aient accès à l’assurance-emploi lorsqu’elles perdent leur emploi à la suite de leur congé de maternité et parental.

Les prestations de l’assurance-emploi sont calculées selon les revenus des individus durant les 52 semaines précédant leur demande. Or, les mères qui se sont prévalues de leur congé de maternité et parental n’ont pas suffisamment d’heures accumulées à leur retour pour être admissibles au régime.

La Loi sur l’assurance-emploi a pourtant toujours prévu des cas d’exception pour lesquels la période de référence a été doublée, passant à 104 semaines, notamment pour les détenus ainsi que pour les personnes malades ou blessées.

En juin dernier, le Bloc Québécois a sollicité l’intervention de la ministre de l’Emploi, du Développement de la main-d’oeuvre et du Travail, MaryAnn Mihychuk, sans obtenir de réponse satisfaisante.

« Entendons-nous bien la suite d’une grossesse, la plupart du temps, c’est l’accouchement! Le fédéral doit agir pour que l’assurance-emploi corresponde à la réalité des mères québécoises », de déclarer Monique Pauzé.

Les québécoises sont les plus touchées par ce règlement limitatif depuis la mise en place du Régime québécois d’assurance parentale, un programme plus généreux et progressiste que celui prévu par l’assurance-emploi, en vigueur pour les femmes canadiennes.

En effet, la générosité du programme québécois fait en sorte que les femmes sont 14 % plus nombreuses à se prévaloir de leur congé de maternité et celui-ci dure en moyenne six semaines de plus que celui des Canadiennes. Devant le silence de la ministre Mihychuk, le Bloc Québécois a dû déposer un projet de loi visant à mettre un terme à ce préjudice.

« Les mesures plus généreuses que nous avons collectivement choisies au Québec ont fait bondir le nombre de femmes sur le marché du travail. Les Québécoises n’ont pas à payer le prix pour le retard canadien en matière d’égalité homme femme. L’injustice à réparer est inacceptable et la solution est simple. Je m’attends donc à ce que la ministre agisse sans plus tarder », a conclu la député de Repentigny. (PC)