Rassemblement devant les bureaux de Keolis Canada à Montréal

Renouvellement de la convention collective

Publié le 17 octobre 2016

Les membres du Syndicat des employés de Lanau Bus (CSN) sont sans convention collective depuis maintenant près de deux ans.

©archives TC Media

Des dizaines de conducteurs d’autobus ont manifesté en avant-midi le vendredi 14 octobre devant le siège social de Keolis Canada sur la rue Notre-Dame Ouest à Montréal. Ils ont manifesté pacifiquement pendant près d’une heure pour mettre de la pression sur leur employeur afin de faire avancer leur négociation qui piétine.

Les membres du Syndicat des employés de Lanau Bus (CSN) sont sans convention collective depuis maintenant près de deux ans.

Nous sommes ici aujourd’hui pour envoyer un message clair aux dirigeants de Keolis. Yvon Bérubé, président du Syndicat des employés de Lanau Bus (CSN)

« Nous sommes ici aujourd’hui pour envoyer un message clair aux dirigeants de Keolis. On demande des conditions de travail qui nous permettent un minimum de qualité de vie. À l’heure actuelle, uniquement pour les horaires de travail, un conducteur peut débuter une journée de travail dès 9h le matin et la finir à 22h en ayant des horaires coupés ne lui permettant pas de faire quoi que ce soit d’autre de sa journée. Sans compter que Keolis Canada fait son développement sur le dos de ses travailleurs » déclare Yvon Bérubé, président du Syndicat des employés de Lanau Bus (CSN).

En effet, pendant que les travailleurs ont bénéficié de moins d’un 1 % d’enrichissement lors de la dernière convention collective, la situation financière de Keolis ne cesse de s’améliorer.

Comme la solidarité est une valeur phare du mouvement syndical, des dizaines de militantes et militants de la CSN sont venus prêter main-forte à leurs camarades en se joignant au rassemblement.

27 rencontres de négociation et un mandat de grève adopté à 100 %

La convention collective liant Keolis – Division Lanau Bus et le syndicat est échue depuis le 31 décembre 2014. Après 27 rencontres de négociation, les parties sont toujours incapables d’en arriver à une entente, c’est pourquoi l’assemblée générale du 25 septembre dernier s’est prononcée à l’unanimité en faveur du déclenchement d’une grève au moment jugé opportun.

Dans le monde syndical, il est rare qu’une négociation de ce type soit aussi longue. « Ça semble évident que les membres en ont marre et veulent une bonne entente rapidement. Plusieurs moyens de pression ont été tentés pour faire bouger l’employeur et éviter la grève. Cependant, le maintien de leurs positions à la table de négociation nous font croire qu’elle est maintenant inévitable » explique Nathalie Arguin, secrétaire générale de la Fédération des employés de services publics (FEESP-CSN). (ON)