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30 Octobre 2018

Elle fonde et dirige une école en Côte d’Ivoire

Passionnée de danse et d’éducation

Elle fonde et dirige une école en Côte d’Ivoire

©Photo gracieuseté

L'enseignante s'envolait pour la Côte d'Ivoire au mois de mai 2016. Elle ne sait pas encore ce qui l'attendait...

ÉDUCATION. De 2005 à 2010, lorsqu’elle travaillait au Collège de l’Assomption en tant que responsable du développement du programme international, Ginette Dalpé avait déjà le vent dans les voiles. Avec une impressionnante feuille de route dans les domaines de la danse et l’éducation, ce n’est pas par hasard qu’elle était sollicitée quelques années plus tard afin de fonder et diriger une école en Afrique subsaharienne.

À la fin 2015, Mme Dalpé reçoit un premier courriel en provenance de la Côte d’Ivoire. Quelque peu septique, elle ne l’ouvre pas. Mais les semaines passent et cette fois, la vice-présidente de la Société des écoles du monde du BI du Québec et de la francophonie (SÉBIQ) est contactée à nouveau par le fondateur d’Enko Education. Il lui propose d’ouvrir une école à Abidjan, en Afrique.

« Je me considérais trop âgée pour relever un tel défi et l’instabilité du pays me rendait craintive », confie-t-elle.

En moins de quelques minutes, l’homme lui fait parvenir une série d’articles traitant de la reprise économique du pays. Alors embauchée par l’école Marie-Clarac, à Montréal, où elle a contribué à élargir le programme international à l’ensemble des élèves, Ginette Dalpé réalise également que les valeurs de l’entreprise africaine collent aux siennes.

Rapidement, tout s’aligne : après avoir consulté sa famille, elle signe en mai 2016 son contrat et s’envole pour la Côte d’Ivoire au mois d’août, où un travail colossal l’attend.

« Il n’y avait rien de prêt encore pour la première rentrée de septembre. La villa, qui nous servait d’école, était complètement vide et nous devions la meubler et tout préparer en un mois », se souvient la femme de Repentigny.

Ginette Dalpé

©Photo gracieuseté

Maintenant directrice fondatrice du Collège Enko Riviera à Abidjan, Ginette Dalpé a également œuvré au Collège de l’Assomption ainsi qu’à titre de cofondatrice de l’école Art Scène Danse de Repentigny.

Un enseignement international

L’embauche des enseignants devait aussi s’effectuer et ce sont ainsi près de 200 applications que Mme Dalpé a dû débroussailler pour dénicher ses perles rares. Après une semaine de formation, portant majoritairement sur l’enseignement du Baccalauréat international (IB), le portrait semblait de plus en plus prendre forme.

« Le premier conseil que je leur ai donné a été d’user d’humilité ; "vous n’êtes plus le grand maître devant les enfants qui ne posent pas de questions, puisque vous deviendrez le collaborateur dans l’apprentissage de vos élèves"», raconte la directrice.

À ce moment, seuls 19 enfants sont inscrits au nouveau Collège Enko Riviera à Abidjan, mais ses pairs la rassurent que souvent, les parents inscrivent leurs enfants tardivement. Au final, la nouvelle école accueillera 29 jeunes lors de cette rentrée.

« Lors de la première journée, j’ai partagé une présentation du programme international aux parents et ils étaient très fiers que leurs enfants étudient dans cet environnement. Nous avons fait des rencontres magiques et tout le monde était très uni. »

En septembre 2017, ce sont 89 élèves qui étaient inscrits à l’école dirigée par Mme Dalpé et en date de ce mois-ci, pour l’année scolaire qui s’amorcera sous peu, ce sont 160 noms qui figurent sur les listes de présence. « C’est certain que ce nombre augmentera », affirme sa directrice, qui avoue que ce chiffre dépasse ses objectifs personnels.

D’autres défis de taille

Cette année, un nouveau mandat bien particulier attend Ginette Dalpé ; faire du Collège qu’elle a fondé une école candidate pour le diplôme, qui se veut l’équivalent du cégep, ici, au Québec.

« Je dispose d’un an pour y parvenir et tout est à faire, sourit celle qui n’a pas froid aux yeux. Mon mandat personnel, c’est d’emmener mes élèves à l’université », complète-t-elle, en ajoutant que l’école vient aussi tout juste d’emménager dans des locaux plus vastes pouvant accueillir jusqu’à 500 jeunes.

Elle remarque déjà que les enseignements du BI portent leurs fruits ; « les enfants en Afrique ne parlent pas beaucoup et n’ont pas beaucoup de droits à la maison et l’école. L’IB leur permet de questionner et si avant il n’y avait pas d’interaction en classe, on voit maintenant des enfants transformés qui lèvent la main et posent des questions ».

En plus de sa mission éducative générale, la directrice souhaite sensibiliser la population au respect de l’environnement. « Abidjan est un pays très sale, soit l’un des plus pollués au monde et il n’y a pas de récupération ; la sensibilisation ne fait que débuter. » Déjà, elle a mis en branle avec ses élèves un club environnemental ainsi qu’une campagne visant à jeter les mégots de cigarette dans des cendriers.

« Nous sentons que nous faisons une différence et il s’agit d’un peuple collaborateur et toujours présent pour aider », conclut Ginette Dalpé.

Ginette Dalpé

©Photo gracieuseté

Ginette Dalpé sent qu’elle peut faire une différence auprès de ses élèves.

Qu’est-ce que l’IB?

Le système éducatif de l'IB s’adresse aux élèves âgés de 3 à 19 ans et repose sur quatre programmes conçus pour leur enseigner à penser de manière critique et indépendante, et à mener des recherches de façon organisée et logique. L’IB prépare les élèves à réussir dans un monde où les actualités sont un mélange de faits et de fiction et où la capacité à poser les bonne questions constitue une compétence cruciale qui leur permettra de s’épanouir encore bien après avoir terminé les programmes de l’IB.

 

Source : site web de l’IB

Commentaires

4 novembre 2018

Jean-Luc Gagnon

Septique: ça me laisse sceptique !!!!!!!!!

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