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22 novembre 2018

Les finissants de Paul-Arseneau rêvent d’une ville verte

projet école PPA L'Assomption

©Photo gracieuseté

Zachary Lapointe a travaillé une trentaine d’heures afin de donner vie à sa ville verte Naturia, qu’il a ensuite présentée à son enseignante, Cathy Thibeault.

Des boutiques zéro déchet, des éoliennes, une agriculture biologique, un chauffage thermique ainsi que des panneaux solaires ne sont que quelques exemples d’initiatives environnementales qui font rêver les élèves de Cathy Thibeault. Celle qui enseigne le cours d’Éthique et de culture religieuse en cinquième secondaire à l’école Paul-Arseneau de L’Assomption leur a dernièrement proposé un projet emballant.

« Le projet en tant que tel existait déjà sur le web et je l’ai adapté à la sauce PPA. Les jeunes ont embarqué plus que je le pensais », se réjouit l’enseignante.

Les finissants devaient ainsi imaginer la ville verte de leur rêve en appuyant leur démarche avec un support visuel, que ce soit un site web, une maquette, une affiche ou une présentation de type Power Point. « Je voulais leur donner carte blanche et c’est incroyable ce que j’ai reçu », continue-t-elle.

Mme Thibeault pense entre autres à la réalisation de Zachary Lapointe et ses camarades, qui ont imaginé une ville nommée Naturia.

Repenser la ville

Encourager les commerçants locaux en instaurant un système de monnaie propre à sa ville, voilà l’une des idées novatrices proposées. « 10% du salaire des employés serait versé dans cette devise, de manière à stimuler l’économie locale », s’enchante Zachary.

« L’école aurait aussi une place importante dans notre ville. Sans compter qu’il y aurait des jardins sur le toit et que chaque élève aurait son propre plant. De plus, un grand espace vert qui ressemblerait à Central Park, avec des terrains sportifs, aurait sa place au milieu de la ville », décrit-il.  

Dans le chapitre du transport, l’élève de cinquième secondaire n’y va pas de main morte. « Les véhicules au gaz seraient interdits et devraient être stationnés à l’extérieur de la ville dans un stationnement payant. Seules les voitures hybrides ou électriques y auraient accès. Sans compter que les pistes cyclables et les trottoirs seraient déneigés avant les rues l’hiver. »

Chaque geste compte

Pour Zachary Lapointe, qui élève déjà des poules et entretient un jardin en saison estivale avec ses parents, il est aujourd’hui essentiel de réfléchir à nos problématiques majeures lorsqu’il est question d’environnement.

La clé? « Se concentrer sur ce qu’on peut faire au quotidien grâce à de petits gestes simples et faciles. C’est maintenant qu’il faut y réfléchir. Sinon, quand il faudra tout changer d’un seul coup, ça ne marchera pas », entrevoit-il.

Cathy Thibeault nourrit elle aussi un bel espoir envers les jeunes quand il est question d’enjeux environnementaux. S’il y a quelques années, trois ans tout au plus, elle voyait les yeux de ses élèves rouler vers le haut lorsqu’elle parlait de sauver la planète à grands coups de récupération ou de consommation responsable, cette fois, la réception de son message est tout autre.

« Avec un projet comme celui là, qui les a mobilisés et intéressés, j’ai compris que ce n’est pas notre génération qui va changer les choses; ce sont eux! », conclut l’enseignante.

Une visite à la boutique écologique et sans déchet Le Baluchon vert, située dans le centre-ville de L’Assomption, figurait par ailleurs au programme afin de sensibiliser les élèves à leurs habitudes de consommation.

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