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19 décembre 2018

Renée-Claude Doucet - rcdoucet@lexismedia.ca

Avoir su que c’était leur dernier spectacle

Les Charbonniers de l’enfer

Les Charbonniers de l'enfer

©Photo gracieuseté - Benoit Dupont

La formation se fait une joie de terminer sa tournée à L’Assomption, tout près de la maison, eux qui habitent le secteur de Joliette.

MUSIQUE. Forts de leurs 25 années à taper du pied et à chanter la tradition, les membres de la formation lanaudoise Les Charbonniers de l’enfer se retrouveront pour une dernière fois dans le cadre de leur tournée « Avoir su » sur la scène du Théâtre Hector-Charland, à L’Assomption, le 29 décembre prochain. C’est l’occasion idéale de célébrer la nouvelle année sur une note festive, au rythme de chez nous.

« On a commencé il y a presqu’un an cette tournée et ce sera la dernière représentation à L’Assomption. C’est l’occasion pour le public de venir nous dire au revoir et à la prochaine », partage André Marchand, au nom des Charbonniers. Le spectacle présenté dans le cadre du 25e anniversaire du groupe se veut une rétrospective de la carrière des cinq musiciens. « Nous avons rassemblé tout ce que l’on a fait; on a préparé de medleys, monter une histoire… Les gens vont entendre des choses que ça fait longtemps que nous avons joué », indique M. Marchand.

Et avec un titre de tournée tel qu’« Avoir su », il était de mise de questionner le musicien sur le sens que les Charbonniers lui donnent. M. Marchand s’en retourne alors au début de la formation. « Lorsque l’on a fait le premier album en 1996, nous n’avions pas de projets à long terme. On avait amassé des chansons dans un chapeau. À ce moment, nous étions tous occupés avec d’autres projets. Il y avait des membres dans la Bottine Souriante, notamment… alors on se rencontrait à l’occasion, pour jouer. Un jour, nous avons eu assez de chansons pour enregistrer un album et on s’est dit, si l’occasion se présente, on ira chanter ça devant les gens. Alors si quelqu’un nous avait dit que 25 ans plus tard, on entamerait une tournée anniversaire partout au Québec, on ne l’aurait jamais cru…  donc « Avoir su », ça parle de nos débuts, alors que l’on ne savait pas trop ce qui nous attendait. Ça évoque aussi, « avoir su tout ce que l’on a su à propos de ces chansons-là »; le savoir que l’on a acquis avec le temps. C’est le privilège d’avoir su. »

 

Les Charbonniers de l'enfer

©Photo gracieuseté - Vitor Munhoz

Une tradition qui se faufile

Les Charbonniers de l’enfer se considèrent chanceux d’avoir pu monter sur les scènes du Québec avec leur musique traditionnelle. Comme l’explique M. Marchand, ils ont réussi à se « faufiler ».

« La musique traditionnelle est pratiquement absente du réseau de salles au Québec. Nous, puisque notre musique est à capella, nous n’avons jamais été considérés comme un groupe de musique trad. Alors nous nous sommes faufilés comme ça… puisque c’est plus un concert que l’on donne.»

Il n’en demeure pas moins que le public aura autant droit à des pièces qui « swinguent » qu’à des complaintes. Et selon les dires de M. Marchand, on risque bien de chanter. « Nous avons des fans loyaux partout au Québec. Il y a toujours au moins l’équivalent des trois quarts de la salle qui connait nos chansons. Et ces gens-là amènent des nouveaux avec eux. On se sent très choyés. Avec le matériel que l’on propose, nous avons un public de 7 à 77 ans. » 

L’émotion risque également d’être au rendez-vous à L’Assomption, en cette dernière représentation. « C’est sûr que lorsque nous allons faire le dernier salut, en sachant que ça va prendre quelques mois avant de retourner sur la scène, on devrait avoir un petit pincement… mais nous sommes dans le moment présent lorsque l’on fait nos spectacles et nous profitons de chaque seconde avec le public. »

Des projets plein le tête

Les cinq Charbonniers profiteront de l’hiver pour réfléchir à ce qui s’en vient pour eux. « C’est certain que l’on a encore beaucoup de plaisir à chanter et que l’on souhaite continuer. Nous allons voir après l’hiver. »

Après 25 ans à partager leur quotidien, leurs hauts et leurs bas et les motels de tournée, les Charbonniers sont tissés serré. « On est des vieux chums, on se parle encore, c’est au moins ça, rigole M. Marchand. C’est une relation d’amitié forte. En 25 ans, on a vécu toute sorte de choses. Il y a eu des moments plus difficiles; des couples qui se sont brisés… mais l’amitié et le sentiment de privilège que l’on a de chanter ensemble sont demeurés intacts. »

Pendant ce temps de réflexion, les membres continuent également leurs projets individuels. « On gagne tous notre vie en solo. Michel Faubert a une carrière qui fonctionne très bien. On fait tous partie d’autres groupes. Pour ma part, je fais partie de deux autres formations. C’est ça notre vie…», termine M. Marchand.

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