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28 février 2018

Nathalie Vigneault - nvigneault@lexismedia.ca

«C'est le résultat d'une accumulation de frustrations» - Monique Pauzé

Démissions au caucus du Bloc québécois

©(Photo - archives)

Les sept démissionnaires du caucus du Bloc québécois, dont la députée dans Repentigny Monique Pauzé, siégerons comme candidats indépendants, sous le titre de «groupe parlementaire québécois».

C'est le titre que se sont donné les députés démissionnaires le matin du mercredi 28 février, après avoir annoncé en conférence de presse qu'ils ne représenteraient plus la bannière bloquiste à cause de trop grandes divergences avec leur chef, Martine Ouellet.

«On s'est pilé sur le cœur déjà, mais après des frustrations répétées, ce n'était plus possible de travailler ainsi», souligne Monique Pauzé, de la colline parlementaire quelques heures après l'annonce.

Elle indique que la goutte qui a fait déborder le vase est le discours que Mme Ouellet a prononcé lors du conseil général du parti le samedi 17 février. Cette dernière avait avoué sentir de la «résistance» au sein du parti. «On se fait chicaner en public», se désole Monique Pauzé énumérant les frustrations accumulées depuis plus d'un an.

«Je fais partie de celles et ceux qui ont défendu la candidature de Martine Ouellet, mais très rapidement, j'ai constaté son style de leadership intransigeant. C'est épuisant de travailler continuellement dans la chicane», ajoute la députée de Repentigny.

En plus de Mme Pauzé, les députés démissionnaires sont Luc Thériault, Gabriel Ste-Marie, Michel Boudrias, tous trois de la région de Lanaudière, Rhéal Fortin et  Simon Marcil dans les Laurentides et Louis Plamondon.

Vision divergente

Divisés sur la question indépendantiste, les démissionnaires et Martine Ouellet, qui prône de placer l'indépendance au centre des actions politiques, avaient des visions irréconciliables.

Selon Mme Pauzé, les députés démissionnaires, qui sont des indépendantistes affirmés pour plusieurs, n'ont pas réussi à faire passer le message à leur chef à l'effet qu'ils ont aussi un travail de représenter l'ensemble des Québécois qui les ont élus ou pas.

«Le Québec a plus que jamais besoin d'être servi et qu'on défende ses intérêts, car il recule de fois en fois, par rapport à l'Ontario notamment», soutient Mme Pauzé, qui maintient poursuivre dans cette voie pour les deux prochaines années.

Quant à l'avenir du parti, elle affirme «avoir confiance aux membres et aux instances actuelles pour prendre les bonnes décisions».

Pour ce qui est de la possibilité qu'elle ait à se représenter comme indépendante par la suite ou sous une autre bannière, elle se laisse encore le temps d'y réfléchir.

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