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04 Septembre 2018

Nathalie Vigneault - nvigneault@lexismedia.ca

Un béton écologique signé Simax

©Photo Nathalie Vigneault

Daniel Bergevin, directeur recherche et développement et Marcel Bergevin président de Simax.

L’entreprise Simax de Repentigny a développé un matériau de construction à base de béton qui intègre 50% de polystyrène et éventuellement jusqu’à 80%. Elle vient tout juste de lancer ses premiers produits, soit du mobilier urbain destiné aux institutions et commerces qui ont le souci de valoriser leurs matières résiduelles.

Associée au Groupe Gagnon, un récupérateur et conditionneur de matière, l’entreprise Simax a déjà conclu un partenariat avec l’hôpital Cité de la Santé à Laval. « On sait que les directions d’hôpitaux ont la volonté de se départir de manière responsable du plastique non souillé et ils en utilisent beaucoup, beaucoup », explique Sylvain Gagnon.

Le concept de mobilier urbain écoresponsable, devient donc une façon de dire au public : voici, on agit concrètement pour le bien de l’environnement, explique-t-il.

Une longue expertise

Simax œuvre depuis 20 ans en fabrication des produits de béton imitant la pierre et la brique, à commencer par les revêtements intérieurs et parements extérieurs, puis plus récemment, les surfaces, comptoirs et douches imitant la pierre.

béton Simax

©Photo Nathalie Vigneault

Le mobilier urbain de Simax est composé à 50% de polystyrène, mais pourrait aller jusqu’à 80%.

Au départ, c’était surtout de la poudre de calcaire qui était mélangée avec le béton pour l’alléger. « Je me suis tourné vers les plastiques dits orphelins, une matière peu coûteuse », raconte Marcel Bergevin président de Simax.

Il fallait toutefois trouver celui qui pourrait fournir la matière en quantité suffisante et c’est un hasard qui a mené Simax et Groupe Gagnon à se rencontrer. L’un cherchait un fournisseur et l’autre, un client.

Le polystyrène : ce mal aimé

Alors que personne n’en veut, Groupe Gagnon recueille plus de 300 000 tonnes de polystyrène par année et prévoit doubler ce chiffre, grâce aux partenaires, ainsi qu’au écocentres.

L’entreprise a toutefois développé sa filière qu’elle appelle « écocaptation », soit capter la matière à la source alors qu’elle n’est pas encore contaminée. Certains diront que c’est trop dispendieux à transporter. Ce qui n’est pas totalement faux, mais dans le cas qui nous occupe, Groupe Gagnon a trouvé un moyen de le rentabiliser, puisqu’il transportait déjà du papier en tant que déchiqueteur. « Avec le polystyrène, je comblais l’espace disponible dans mes camions », indique M. Gagnon.

Petit à petit, il a trouvé preneur, trois même, pour son polystyrène, une recette gagnante puisque de plus en plus d’écocentres s’adresse à Groupe Gagnon. Il faut dire que la demande est là : les citoyens veulent le récupérer, mais ne savent pas où l’envoyer.

Produits écoresponsables

Pour Marcel Bergevin, le concept est très prometteur. « On arrive avec un produit non seulement écologique, mais aussi très résistant et surtout, remodelable en fin de vie utile. La boucle est bouclée en continue », souligne M. Bergevin.

Le concept d’économie circulaire que propose Simax en collaboration avec Groupe Gagnon est de vendre le produit là où la matière a été captée. Il y a même une possibilité de fabriquer d’autre produits qui pourraient s’intégrer à l’architecture des bâtiments par exemple.

Une solution à un problème qui date depuis longtemps et dont on entendra certainement parler dans les prochains mois.

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