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14 janvier 2019

Nathalie Vigneault - nvigneault@lexismedia.ca

Les hommages se multiplient pour les Cowboys Fringants

cowboys fringants

©Photo Antoine Saito

Les Cowboys Fringant avec l'OSM en décembre dernier.

Entre la fin d’une tournée de plus de trois ans au Québec et en Europe, les spectacles symphoniques, l’annonce d’un spectacle hommage par le Cirque du Soleil et la création d’un nouvel album d’ici le printemps, l’année 2019 des Cowboys Fringants s’annonce tout aussi faste que celle qui vient de se terminer.

Des adaptations symphoniques de leurs chansons sur huit soirs, dont deux à Québec, en passant par la transposition de leur univers au cirque, les membres du groupe se réjouissent de tels cadeaux de la part de ces grandes institutions. « C’est un signe que ça fait longtemps qu’on est là, rigole Karl Tremblay, la voix du groupe. Pour nous, ç’a tellement passé vite ».

Signe aussi que l’imposante matière compilée sur plus d’une dizaine d’albums s’inscrit non seulement dans la durée, mais sans doute dans l’héritage commun.

« On a eu la chance de jouer plusieurs soirs avec les musiciens de l’OSM et on a senti qu’au fil des représentations, ceux-ci prenaient plus de plaisir, car ils maîtrisaient plus leurs partitions », ajoute Marie-Annick Lépine.

« C’était drôle parce que les spectateurs ne savaient pas trop s’ils avaient le droit de taper dans leurs mains ou de se lever, alors moi je les guidais, poursuit le chanteur. La difficulté était de suivre le rythme, car déjà, c’est plus difficile avec un orchestre parce qu’il n’y a pas de grosse batterie qui marque le tempo. Ça fait que par moment, les gens étaient complètement à côté du rythme », s’amuse le chanteur qui a relevé le défi brillamment.

Cowboys fringants

©Photo - Caroline Babin

Rencontrés à l'Oasis du Vieux Palais dans leur patelin, Jean-François Pauzé, Karl Tremblay et Marie-Annick Lépine racontent la dernière année des Cowboys Fringants et les projets à venir.

De l’Oasis à l’OSM

Les trois résidents de L’Assomption, Jean-François Pauzé, Marie-Annick et Karl, maintiennent que la folie des Cowboys est demeurée bien présente, même après 22 ans de carrière. « C’est une force que nous avons et qui est surtout celle des gars du groupe, de ne pas être trop sérieux en spectacle, ça amène de la légèreté aux propos », souligne Marie-Annick.

« C’est sûr qu’on continue à parler des choses qui vont moins bien dans notre société, mais sur des musiques joyeuses. Les chansons ont tout de même bien évolué depuis les débuts, heureusement! », soutient Jean-François, auteur-compositeur attitré du groupe, faisant référence aux chansons à boire et aux soirées festives du début.

Ceci dit, l’Oasis du Vieux Palais est rapidement devenue beaucoup trop petite pour le groupe qui a conquis un vaste public en France, en Suisse et en Belgique par la suite. À ce titre, le groupe a annoncé qu’ils retournent jouer à Paris en mars 2019.

Toujours engagés

S’il y a une autre chose qui est demeurée bien présente chez les Cowboys Fringants, ce sont les chansons engagées, que l’on retrouvait en quantité sur Break syndical et La Grand-Messe, puis plus récemment sur le dernier disque Octobre. La plupart des chansons engagées des Cowboys vieillissent bien grâce au talent de l’auteur du groupe. « Une chanson comme En berne, qui a été écrite il y a presque vingt ans, on la chante encore parce que c’est malheureusement demeuré actuel », souligne Karl.

« C’est par vague je dirais. Certains albums sont moins dans cette veine, mais l’inspiration ne manque pas par les temps qui courent », fait savoir Jean-François Pauzé, qui laisse entrevoir quelques titres du prochain album plus incisifs.

Pour le reste, impossible d’en savoir plus, il faudra attendre la sortie de l’album prévue pour l’automne…

Une Fondation pour demain

Une cause chère au groupe est certainement l’environnement, qu’ils défendent notamment via leur fondation. Questionnés à propos de la vague écologiste connue au Québec en 2018, notamment avec le Pacte et la grande marche du 10 novembre, les membres espèrent qu’un véritable changement se produira. « En espérant que l’on va continuer à surfer sur cette vague-là, mais malheureusement, tant que le gouvernement et les entreprises ne feront pas de grands gestes, je ne crois pas qu’il y aura des changements durables et significatifs, souligne Jean-François Pauzé. Avec la Fondation, au moins on peut être dans l’action et pas juste faire des chansons sur le sujet ».

Jérôme Dupras Cowboys fringants

©Photo gracieuseté

Jérôme Dupras a reçu l’automne dernier les prix d'excellence de la relève de l'Université du Québec (UQ) et celui de la relève scientifique des Prix du Québec (gouvernement du Québec).

« La Fondation est vraiment comme une courroie de transmission. À chaque fois qu’un dollar est amassé, ce dollar est redistribué dans un projet en collaboration avec nos partenaires comme la Fondation David-Suzuki et Le Jour de la Terre », indique Jérôme Dupras, bassiste, joint par téléphone.

Ce dernier est aussi professeur-chercheur au Département des sciences naturelles de l’UQO. Il vient de publier une étude portant sur la valeur des infrastructures naturelles (forêt, milieux humides, etc.), notamment en contexte des changements climatiques. La mise en œuvre d’actions bénéfiques pour la planète est malheureusement souvent freinée par des dispositions légales ou fiscales de notre système, estime Jérôme Dupras.

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