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08 avril 2019

Pierre Chartier - pchartier@lexismedia.ca

Projet de loi sur la laïcité: «Il faut poursuivre» - François Legault

Francois Legault

©Hebdo Rive Nord Caroline Babin

Le premier ministre François Legault a parlé de plusieurs dossiers. <@CP>(Photo Hebdo Rive Nord - Caroline Babin)

PROJET DE LOI 21. Le premier ministre du Québec et député de L’Assomption, François Legault, était de passage à Repentigny pour le début de la construction du Théâtre Alphonse-Desjardins, le vendredi 5 avril dernier. Mais lors de son point de presse, il a été pressé de questions sur le projet de loi 21 qui porte sur la laïcité. En entrevue avec le journal Hebdo Rive Nord, il a tenu à clarifier sa position quant à ce projet de loi.

:«Je pense que les Québécois sont très accueillants, mais on a fait le choix de la laïcité depuis longtemps. Rappelons que les religieuses, qui étaient dans les écoles, ont fait le choix de retirer leurs signes religieux parce que quand on a un enfant ce professeur-là est un modèle d’autorité. Dans ce projet de loi, il y a deux visions qui s’affrontent: la vision dite nationaliste et la vision du multiculturalisme. M. Trudeau, père et fils, et des gens au Québec sont partisans du multiculturalisme. Moi, pour ma part, je suis en désaccord avec cette approche. Moi, je pense que l’on doit protéger notre nation, nos valeurs et on a le droit d’exiger des compromis et on en a fait des compromis aussi. Moi, j’en fais des compromis. J’aurais pu dire il n’y en aura pas, mais il y a des droits acquis pour ceux qui sont en place. On a accepté de déplacer le crucifix à l’Assemblée nationale, on peut dire que ça fait partie de notre patrimoine, on a montré notre bonne foi. Quand je vois des gens choqués contre notre position, qui disent que ça ne respecte pas le droit des personnes, moi, je me dis qu’il doit y avoir un équilibre dans tout ça et que tout le monde fasse des compromis. Mais je suis confiant, c’est toujours un peu boiteux de faire des comparaisons. Je prends pour exemple la loi 101. Au début, les gens ont critiqué et ils ont fini par l’accepter. Je pense qu’il est temps que l’on tourne la page. Ça fait 11 ans que le rapport Bouchard-Taylor a été déposé. Donc, il est temps que l’on règle le dossier, que tout le monde fasse des compromis, que l’on passe à autre chose et que l’on parle de santé, d’éducation et d’économie. Je pense que c’est ça que les Québécois veulent», d’ajouter le premier ministre.

Un budget réaliste

Concernant le dépôt du premier budget de son administration, le premier ministre est fier de ce qui a été soumis à l’Assemblée nationale: «Pour le secteur des services, d’abord, je suis bien content qu’il y ait des augmentations de 5,4 % et de 5,1 % dans deux grands ministères, soit en santé et en éducation. On va commencer à implanter nos maternelles quatre ans. Ça ne se fera pas demain matin, on a quatre ans pour faire ça, mais on va le faire toujours dans le but d’aider nos enfants qui ont des problèmes à l’école. Encore là, je le dis et je le répète, ce ne sera pas une mesure obligatoire, ceux qui désirent rester dans les CPE pourront le faire, mais la maternelle quatre ans va se faire.»

Pour ce qui est de l’avenir des commissions scolaires, le premier ministre garde le cap: «On va déposer un projet de loi qui va abolir les commissions scolaires. Il n’y aura plus d’élection scolaire et les commissions scolaires vont être remplacées par des centres de service. On va décentraliser le choix des services qui vont se retrouver dans les écoles. Ceux qui connaissent le mieux les besoins des enfants, ce sont les équipes-écoles, les directeurs, leurs adjoints et les enseignants, pas les commissaires», de souligner François Legault.

Pour ce qui est du pont Rivest, le premier ministre affirme que, sous peu, il viendra à Repentigny pour une annonce importante dans ce dossier qui est sur le bureau du ministre des Transports, François Bonnardel: «C’est un dossier qui suit son cours et qui est dans la liste des promesses que nous avons faites et que nous allons tenir.»

En terminant, l’annonce de la construction du Théâtre Alphonse-Desjardins à Repentigny est pour François Legault une très belle nouvelle: «Moi, ce que je voulais dans cette aventure c’est qu’il n’y ait pas de dédoublement entre le Théâtre Hector-Charland de L’Assomption et le Théâtre de Repentigny. Ce qui me rassure beaucoup, c’est que les deux entités vont travailler de façon conjointe à la programmation afin d’éviter les dédoublements, c’est une belle aventure», de conclure François Legault.

 

Commentaires

8 avril 2019

aline crepeau

Je pense que M Legault doit insister sur le fait que l'interdiction sera appliquée seulement au travail. Ça n'enlève aucun droit de pratiquer leur religion.J'aimerais que toutes ces personnes qui quittent leur pays pour vivre en paix respectent nos lois. Ce geste de leur part nous fera oublier les accommodements raisonnables, kirpan visages caches. Si je vais vivre dans un autre pays, je respecterai leurs lois. Ne reculons pas.

9 avril 2019

Carmen Guay

Je pense aussi que M Legault doit insister sur le fait que l'interdiction sera appliquée seulement au travail. Ça n'enlève aucun droit de pratiquer leur religion. J'aimerais que toutes ces personnes qui quittent leur pays pour vivre en paix respectent nos lois. Ce geste de leur part nous fera oublier les accommodements raisonnables, kirpan visages caches. Si je vais vivre dans un autre pays, je respecterai leurs lois. Ne reculons pas et j'ajoute que les éducatrices en garderie sont aussi des employées de l'état gouvernemental.

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