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11 avril 2019

Sarah Élisabeth Aubry - seaubry@lexismedia.ca

L’aventure de trois amies dans le désert du Maroc

Trek Rose Trip

Trek Rose Trip

©Photo gracieuseté - Marie-Claude Doré-Renaud - Hebdo Rive Nord

L’équipe formée de trois amies est prête à se rendre dans le désert du Maroc. On retrouve de gauche à droite Sylvie Couture, Marie-Claude Doré-Renaud et Josée Lapierre.

DÉFI. Elles sont trois femmes avec des personnalités et des âges différents, mais elles sont unies par la même ambition. En octobre prochain, elles rejoindront un challenge qui en est à sa deuxième édition; le Trek Rose Trip. Les trois collègues qui œuvrent dans une clinique de radiologie décrivent le défi qui les attend. 

Alimentées par le désir de créer des liens humains, de faire des rencontres et de contribuer à des organismes communautaires, les trois comparses sont prêtes à vivre toute une expérience dans le désert du Maroc. Un simple déclic a suffi pour que le trio ait l’idée de se lancer dans cette aventure sous le nom des « Seins-Pathiques ».

Pour Sylvie Couture, c’est le moment idéal de pouvoir entamer un projet à elle, de se ressourcer et avoir des moments de silence. Toujours en quête de défis, celle-ci a déjà réalisé de grandes courses avec d’importantes distances dont un demi-marathon et un triathlon.

Participante Sylvie Couture

©Photo Renée-Claude Doucet - Hebdo Rive Nord

Sylvie Couture a trouvé un projet à elle à travers l’aventure de Trek Rose Trip.

De son côté, Marie-Claude Doré-Renaud en est à sa première tentative. À travers ce parcours et ce voyage, elle veut profiter du moment présent et vivre l’émerveillement. 

Participante Trek Rose Trip

©Photo Renée-Claude Doucet - Hebdo Rive Nord

Marie-Claude Doré-Renaud veut vivre le moment présent à chaque étape importante du voyage.

En ce qui concerne Josée Lapierre, elle a déjà relevé deux défis du même type avec le Trophée Rose des Sables, puis un autre challenge similaire. Elle est en mesure de rassurer son équipe et a une idée de ce qui l’attend.

Trek Rose Trip

©Photo gracieuseté - Marie-Claude Doré-Renaud - Hebdo Rive Nord

Josée Lapierre n’est pas à sa première expérience. Elle a déjà complété deux défis similaires.

L’expérience

Les participantes s’envoleront au Maroc du 31 octobre au 5 novembre prochains, pour six jours de dépaysement. À l’aide d’un bon sac à dos, de chaussures de randonnées, d’une boussole et d’un « roadbook», elles devront s’orienter et parcourir 20 km par jour à pied.

L’objectif est de respecter les balises et d’être l’équipe la plus rapide, car il s’agit d’un rallye. Quatre jours sont réservés au trek et une autre à la vie humanitaire. Leur mission jusqu’au mois d’août est d’amasser 12000$ pour réussir à payer les coûts associés au défi. Jusqu’à présent, elles ont récolté 7  000 $ et poursuivront leurs efforts pour continuer à investir dans ce grand projet.

Les trois femmes ont l’ambition de mettre 400$ de plus dans leur budget, ce qui servira à acheter une chèvre pour une mère monoparentale. Celle-ci pourra l’utiliser pour obtenir des revenus supplémentaires pour nourrir sa famille. Une autre partie de l’argent aidera l’Association du cancer du sein, puis l’Association Enfants du Désert.

« Juste à penser de pouvoir aider quelqu’un, je deviens émue », exprime Mme Doré-Renaud. Ce qui vient également les chercher, c’est l’aspect environnemental. Elles auront des sacs et pourront amasser des bouteilles traînant dans le désert. Lors de la première édition, les participantes ont amassé 7 000 bouteilles en quatre jours.

Trek dans le Maroc

©Photo tirée de Facebook - Trek Rose Trip - Hebdo Rive Nord

. Lors de la première édition, les participantes ont amassé 7 000 bouteilles en quatre jours.

L’amitié

Pour Josée et Marie-Claude, l’amitié s’est développée avec le temps. Maintenant leur relation est solide, tout comme celle partagée avec Sylvie. Au long de leur voyage, les femmes se sont entendues pour bien communiquer et s’éloigner des conflits pour être heureuses et profiter amplement du Maroc.

«C’est vraiment un but et un accomplissement personnel », partagent-elles. Elles s’entendent aussi pour marcher sans se mettre de pression. Si l’une d’elles a plus de difficulté, elles vont l’attendre et ralentir le rythme. Puisque Josée a vécu deux expériences similaires, elle sait déjà comment s’orienter avec la boussole. Les deux autres membres de l’équipe comptent bien aller suivre la formation pour s’orienter.

Le fait d’être ensemble 24 heures sur 24 n’effraie pas les filles. Au contraire, elles vont s’accorder des moments de silence, comme un pèlerinage. Pour y arriver, elles comptent s’entraîner, marcher, courir et se préparer mentalement. Elles ont déjà planifié de prendre part à une course au mont Saint-Grégoire et aller au Mont-Royal, notamment.

La lutte contre le cancer du sein

Josée et Marie-Claude travaillent comme technologue en mammographie et se sentent touchées par la cause de la lutte contre le cancer du sein. Sylvie fait également partie du même environnement de travail, mais est responsable de l’administration.

Il y a deux ans, Josée a quitté son emploi à la clinique, mais la relation entre les amies est restée. À travers différents événements de financement, elles tentent de se diversifier pour obtenir de l’argent, un défi qui requiert temps, patience et énergie.

Que ce soit par la vente d’objets, l’organisation d’activités, des collectes de bouteilles, des tirages… tous les moyens sont efficaces pour y parvenir. Les membres de l’équipe tentent aussi d’aller chercher des commanditaires pour les soutenir.

Trek Rose Trip

©Photo Renée-Claude Doucet - Hebdo Rive Nord

Travaillant ensemble depuis plusieurs années au sein d’une clinique de radiologie, elles ont hâte de tisser des liens avec les autres participantes, puis d’aller rencontrer les mères monoparentales.

Les échanges

Près de 50 équipes partout dans le monde rejoignent cette deuxième édition de l’événement. Ça sera l’occasion pour chacune de faire des rencontres, d’aller constater où vont les fonds amassés et de faire la connaissance de mère monoparentale.

«Ça va être un beau trip de vie. On a l’impression avec les réseaux sociaux d’être connectés avec tout le monde, mais ce n’est pas vrai. On va pouvoir vraiment parler avec des gens qui vivent ailleurs et qui vivent des réalités différentes », soulève Marie-Claude. Même son de cloche pour Sylvie, qui se sent interpelée par les échanges culturels. «À chaque fois que je vois des images ou des vidéos, je me mets à pleurer », exprime Mme Couture.

Pour suivre l’équipe et la soutenir, rendez-vous sur la page Facebook « Les Seins-Pathiques ».

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