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15 mai 2019

Sarah Élisabeth Aubry - seaubry@lexismedia.ca

Intéresser les jeunes femmes en politique, c’est possible

« Héritière du suffrage »

Camille Perron

©Photo Sarah Elisabeth Aubry - Hebdo Rive Nord

Étudiante, Camille Perron représentait la circonscription de Repentigny à « Héritière du suffrage » de l’organisme « À voix égales » à Ottawa.

FEMMES. Après des études en anthropologie, Camille Perron, 20 ans, s’est récemment tournée vers l’ingénierie, à la Polytechnique Montréal. Vivement intéressée à la politique, l’étudiante occupe récemment le rôle de conseillère jeunesse pour le comité exécutif pour le Bloc québécois de Repentigny. Elle a récemment eu l’occasion de participer à l’événement « Héritières du suffrage», organisé par l’organisme «À voix égales ».

Camille Perron a ainsi eu l’occasion de rencontrer des femmes de partout dans le Canada, âgées de 18 à 23 ans. Elle a pu échanger avec ces dernières et participer à différents ateliers. Attirée depuis longtemps vers la politique, Camille a songé entreprendre son parcours académique en sciences politiques, mais s’est tournée vers un tout autre domaine.

« Je me suis dit que c’était une belle opportunité d’aller dans quelque chose que je n’étudie pas en ce moment et qui m’intéresse. Je me suis dit que ça allait peut-être me donner le goût de me lancer en politique ou juste de m’impliquer », précise la principale intéressée.

Discours au Sénat

L’expérience étalée sur plusieurs journées a amené l’étudiante a prendre le train jusqu’à Ottawa.. Lors d’une demi-journée, elle a pu intégrer la Chambre des communes et siéger comme une députée. Le lendemain, une partie du groupe a rejoint le Sénat. Plusieurs femmes avaient été sélectionnées à l’avance pour faire un discours d’une minute sur un sujet précis.

Pour sa part, Camille Perron, s’est exprimée au sujet des agressions sexuelles et le système de justice. « J’ai décidé de parler des agressions sexuelles, car ça m’a toujours touchée et ça me fait de la peine», souligne-t-elle. Près de 40 femmes ont fait cet exercice à la Chambre des communes et une vingtaine au Sénat.

À travers son allocution, la passionnée a abordé le nombre de femmes agressées, des minorités et des personnes handicapées qui sont plus sujettes à se faire moins écouter par les autorités et du peu d’accusés qui sont reconnus coupables. À son avis, il faut repenser le système et les lois du Canada.

Camille Perron et Monique Pauzé

©Photo Sarah Elisabeth Aubry - Hebdo Rive Nord

La députée fédérale de Repentigny, Monique Pauzé est fière de voir de jeunes femmes telles que Camille Perron s’impliquer en politique et prendre leur place.

Solidarité féminine? 

Le constat plus difficile pour Camille a été de percevoir qu’à la fin de la semaine, il n’y avait plus de solidarité entre les femmes, notamment en raison de la formule de l’événement et de la langue. L’objectif du programme était pourtant de les rassembler pour qu’elles puissent aborder le fait qu’elles sont moins représentées. Le son de cloche est le même pour la députée Monique Pauzé qui a observé la division.

Malgré le déroulement de la semaine, la jeune femme n’hésiterait pas à revivre l’expérience. De son côté, Mme Pauzé exprime que c’est tout le travail et les réalisations accomplies dans sa circonscription qui l’amènent à poursuivre. 

« Ce qui est valorisant quand j’arrive dans la circonscription, ce sont toutes les personnes que je rencontre. C’est arrivé à plus d’une reprise qu’on me confie que j’ai changé la vie de quelqu’un; alors je me dis que je sais pourquoi je suis là », affirme-t-elle.

Camille Perron et Monique Pauzé

©Photo gracieuseté - Hebdo Rive Nord

Camille Perron et Monique Pauzé ont partagé leur intérêt marqué par la politique, ses défis et les réussites l’entourant.

Femmes en politique

Éligible à une bourse de 1 000$ pour avoir participé à « Héritières du suffrage », elle complètera un projet avec une autre participante axant sur les conditions des femmes autochtones.

« Vers la fin de la semaine, je me disais que ça pourrait être une option pour moi la politique. J’ai toujours voulu faire ça, c’est comme un petit rêve. Je me disais c’est pour les autres, je n’ai pas ma place là-dedans, je ne sais pas si je vais avoir le charisme pour le faire. Il y a de la place pour plein d’autres et ça m’a motivé. Il y a de la place si on le veut », partage-t-elle.

« Je me dis que ça serait bien que ce programme se fasse au Québec à l’Assemblée nationale. Ce n’est pas facile d’impliquer les femmes en politique », observe Monique Pauzé.

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