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26 août 2019

Sarah Élisabeth Aubry - seaubry@lexismedia.ca

Bienvenue dans la classe d’Odette Thivierge

Musée de l’éducation à L’Assomption

Musée de l'éducation

©Photo Sarah Elisabeth Aubry - Hebdo Rive Nord

L’institutrice Odette Thivierge en présence de la muséologue et chargée de projet du Musée de l’éducation, Marie-Ève Dion. Cette dernière a fait appel à l’enseignante pour partager sa réalité et son métier dans les années 50.

MUSÉE. Ayant été inauguré vers la fin du mois de juin, le Musée de l’éducation s’est implanté dans le paysage assomptionniste sur le boulevard de l’Ange-Gardien. Pour une première exposition, on s’arrête sur le thème « La classe d’hier à demain», où on remonte dans le temps, afin d’en apprendre davantage sur l’évolution de l’enseignement, les conditions s’y rattachant et les évènements phares de l’histoire.

©Photo Sarah Elisabeth Aubry - Hebdo Rive Nord

À l’entrée de l’exposition, on retrouve des récits de deux enseignants de L’Assomption. Les visiteurs peuvent y glisser des souvenirs de leur parcours scolaire.

©Photo Sarah Elisabeth Aubry - Hebdo Rive Nord

Le Musée de l’éducation sera ouvert jusqu’au 29 septembre prochain. L’exposition « La classe d’hier à demain » est gratuite.

©Photo Sarah Elisabeth Aubry - Hebdo Rive Nord

L’exposition amène les visiteurs à se questionner sur l’avenir de l’enseignement.

L’idée d’installer un musée a germé depuis un moment. Grâce à l’entreprise de L’Assomption, Stageline, on a utilisé l’Espace mobile pour développer le concept. Il est possible pour les visiteurs d’aller jeter un coup d’œil, et ce, gratuitement. D’ici les trois prochaines années, on compte proposer trois expositions temporaires, jusqu’au moment de l’ouverture officielle prévue en 2022.

Au sein de l’Espace mobile, les visiteurs ont l’opportunité de connaître les récits de deux enseignants assomptionnistes, Éliane Dupont et Frans Van Dun. On se concentre aussi sur le développement menant à la création de certaines écoles du secteur. Ceux qui le souhaitent peuvent écrire un souvenir de leur parcours scolaire et le laisser dans un pupitre du musée. Il est également possible de faire l’expérience virtuelle d’une classe de 1921 du Village historique de Val-Jalbert à l’aide d’un casque de réalité virtuelle.

On poursuit la visite et on y découvre une ligne du temps avec une description des évènements ayant marqué l’histoire avec des dates importantes. Au centre de l’exposition, on porte attention aux deux pupitres. À l’intérieur, on peut observer des objets utiles à l’époque liés à l’enseignement. Une question est inscrite sur l’un des murs permettant au public de réfléchir à l’avenir de l’enseignement « Comment imaginez-vous la classe du futur ? »

Musée de l'éducation

©Photo Sarah Elisabeth Aubry - Hebdo Rive Nord

Le Musée de l’éducation a pour mission la mise en valeur et la diffusion de la diversité du patrimoine scolaire et éducatif québécois.

Pourquoi L'Assomption 

La muséologue et chargée de projet, Marie-Ève Dion et l’ambassadeur, Pierre Karle se sont tournés vers L’Assomption pour voir leur projet de musée se développer. Quand on pense à l’éducation, on doit une place importante au surintendant de l’instruction publique, Jean-Baptiste-Meilleur, un fondateur du Collège de l’Assomption. Ayant œuvré avec plusieurs collaborateurs, le projet de musée est devenu possible.

Comme l’ajoute Mme Dion, après cette exposition, le Musée de l’éducation ne restera pas nécessairement au même endroit. Ce dernier pourrait s’installer ailleurs dans la Ville. Pour le moment, aucun emplacement n’a été déterminé.

L’objectif à travers cette exposition est de réfléchir à l’éducation, à sa vision et s’interroger sur son rôle au Québec. Selon la muséologue, la seconde exposition permettra de continuer à exploiter ce thème, tout en découvrant plus Jean-Baptiste-Meilleur et son apport au niveau de l’éducation. Ouvert depuis près de deux mois, Marie-Ève Dion remarque que les visiteurs sont au rendez-vous.

On assiste à un projet vaguant entre les années antérieures et celles d’aujourd’hui. En parallèle, la chargée de projet tenait à rendre le projet interactif. Elle s’est tournée vers Frans Van Dun et sa conjointe, Odette Thivierge. Baignant dans le domaine de l’enseignement depuis qu’elle a 15 ans, elle a accepté fièrement de faire une présentation portant sur la vie à l’école de rang.

Retour dans le temps 

Institutrice dans les années 50, Odette Thivierge plonge le public à travers sa réalité vécue comme enseignante et celle des élèves. Propulsant les participants en 1957, elle explique l’aménagement des classes, les bonnes règles de politesse, le respect et la façon d’enseigner.

Mme Thivierge se remémore devoir arriver à l’école le dimanche en soirée et repartait le vendredi. Ayant grandi dans une famille pauvre, elle était prête à exercer le métier jeune.

Se rappelant des visites des inspecteurs, du curé, des coups de règle, la religion, elle interagit tout au long de sa présentation avec le public. Odette Thivierge en profite pour faire un survol des matières, des acquis et y présente des objets de l’époque.

Il est encore temps de faire une visite du Musée de l’éducation jusqu’au 29 septembre prochain. Heures d’ouverture mardi au samedi de 13h à 20h et dimanche de 10h à 16h. Pour information, info@museedeleducation.ca

Musée de l'éducation

©Photo Sarah Elisabeth Aubry - Hebdo Rive Nord

Il est possible d’ouvrir les pupitres et de jeter un coup d’œil sur les objets d’époque.

Commentaires

27 août 2019

Frans Van Dun

Bravo, Sarah, très bon article!

9 septembre 2019

Véronique Beauchamp

Mon prof sec.I Frans Van Dan.... Bravo pour le musé

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