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Élections fédérales 2019

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05 octobre 2019

Sarah Élisabeth Aubry - seaubry@lexismedia.ca

L’environnement et la relève agricole au cœur des priorités

Bloc Québécois

Bloc Québécois

©Photo gracieuseté - Hebdo Rive Nord

Le parti entreprendra une démarche vers l’interdiction des néonicotinoïdes.

Le Bloc Québécois initiera dès son retour de la Chambre des communes, une démarche vers l’interdiction des néonicotinoïdes pesticides tueurs d’abeilles. Ce plan sera développé avec la collaboration des producteurs agricoles et des mesures de soutien pour assurer la transition.

Travaillant de près avec les agriculteurs, le parti se penchera à initier une démarche pour le retrait des néonicotinoïdes. Nuisant aux abeilles, à la biodiversité, contaminant les cours d’eau, le Bloc compte agir en principe de précaution.

Oeuvrant avec les agriculteurs face à cette réalité, on prévoit un plan de retrait des néonicotinoïdes. 300 millions $ seront octroyés sur quatre ans destinés à la recherche et à la transition pour les agriculteurs. Par le biais d’un programme, il sera question de pousser les recherches pour en trouver de moins nocifs, afin de remplacer les néonicotinoïdes et modifier à la fois les techniques de culture.

« Nous savons qu’il faut agir en vertu du principe de précaution face à des produits qui pourraient aussi avoir des impacts sur la santé des humains », a mentionné Yves-François Blanchet.

Le parti mise sur la création de richesses respectant l’environnement. En utilisant la recherche et les ressources naturelles d’ici, le Bloc compte mettre en place les conditions nécessaires pour développer l’agriculture de l’avenir. Pour y arriver, le gouvernement doit assouplir le programme Agri-Investissement pour appuyer les agriculteurs dans la transition.

Impacts

Les néonicotinoïdes s’attaquent aux abeilles et causent leur mort. Avec un taux plus élevé d’extinction des pollinisateurs, on affecte la pollinisation et la biodiversité. Les conséquences négatives vont au-delà, puisque la qualité de l’eau pour la protection des espèces aquatiques est mise en péril. On remarque également des impacts comme perturbateurs endocriniens chez les humains.

De son côté, l’Europe interdit depuis décembre dernier les pesticides néonicotinoïdes composés de trois substances telles que la clothianidine, le thiaméthoxame et l’imidaclopride. Le gouvernement fédéral reconnaît également les effets dévastateurs sur les insectes pollinisateurs et les invertébrés aquatiques après une étude menée sur sept ans.

Pour sa part, Santé Canada soutient restreindre l’utilisation des pesticides à certaines étapes de la floraison et laisse deux à trois ans aux agriculteurs pour se conformer aux nouvelles règles. Ottawa se penche toujours sur les enjeux, mais ne se prononcera pas d’ici janvier 2020.

Agriculture Bloc Québécois

©Photo gracieuseté - Hebdo Rive Nord

Le Bloc Québécois veut encourager les agriculteurs et la relève dans le domaine. Il propose six mesures pour y parvenir et investira 100 M$ annuellement pour répondre aux besoins.

L’agriculture

En parallèle, le chef du Bloc Québécois et la députée sortante de Repentigny, Monique Pauzé ont dévoilé des mesures préconisées pour encourager la relève agricole. Croyant aux modèles des fermes familiales, le parti veut corriger le système financier, tout en donnant un coup de main important aux agriculteurs et à la jeunesse qui souhaite se lancer.

« Alors qu’une ferme par jour disparaît au Québec, il y a urgence d’agir pour faciliter la tâche à la relève qui souhaite tenter sa chance en agriculture. Il faut offrir de l’assistance aux jeunes qui réfléchissent à faire un investissement aussi majeur que reprendre ou lancer une entreprise agricole. Il faut aussi corriger un système financier absurde qui fait en sorte qu’il est plus rentable pour un agriculteur de vendre sa ferme à un étranger qu’à sa propre famille », a exprimé M. Blanchet.

Le parti désire encourager les entrepreneurs de chez nous, l’économie locale et la richesse des régions. « L’agriculture, c’est l’occupation du territoire québécois et la vitalité de nos campagnes. Nous avons la chance, au Québec, de pouvoir compter sur une agriculture à l’échelle humaine », précise Monique Pauzé.

Le Bloc propose six mesures et investira 100 M$ annuellement pour y parvenir. On décrit ces dernières par le biais d’un congé de cotisation de 5 ans aux programmes Agri-stabilité et Agri-protection pour tout producteur de la relève qui vient d’acquérir une entreprise agricole, un dépôt de lancement pour la mise de fonds sous forme de prêt sans intérêt lors de l’achat d’une entreprise, comme Ottawa le fait pour l’achat d’une première maison, un élargissement à la famille élargie d’une exemption permettant de limiter le gain en capital imposable lors de la vente ou la cession d’une ferme, de rendre aussi avantageuse la vente d’actions d’une société agricole à un membre de la famille qu’à un tiers, comme le fait Québec, la constitution d’un régime d’épargne-transfert agricole afin de permettre aux producteurs d’accumuler un fonds de retraite à l’abri de l’impôt et le transfert d’une enveloppe récurrente au gouvernement du Québec pour favoriser la relève agricole.

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