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Élections fédérales 2019

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07 octobre 2019

Sarah Élisabeth Aubry - seaubry@lexismedia.ca

Le Bloc Québécois interpelle Ottawa sur la crise des migrations

Mettre fin au chemin Roxham

Bloc Québécois

©Photo gracieuseté - Hebdo Rive Nord

Le chef du Bloc Québécois, Yves-François Blanchet et la députée sortante de Repentigny, Monique Pauzé souhaitent que le fédéral mettre un terme à la crise des migrations irrégulières au chemin Roxham.

Le chef du Bloc Québécois, Yves-François Blanchet et la députée sortante de Repentigny, Monique Pauzé veulent en finir avec le chemin Roxham. Pour se faire, le gouvernement fédéral doit mettre un terme à la crise de migrations irrégulières.

Pour le parti, la situation a assez duré  et il est temps de restaurer l’ordre en retirant tout avantage au passage illégal des frontières. Le Bloc Québécois poursuit en ajoutant que les dossiers doivent être traités avec des délais acceptables, puis que la facture ne revient pas aux Québécois. « Ottawa est responsable des délais de traitement interminables des demandes d’asile et doit payer pour les frais d’accueils encourus par sa faute », renchérit Yves-François Blanchet.

Le parti réclame une suspension immédiate de l’entente sur les tiers pays sûrs et veut que les migrants soient en mesure de faire leur demande d’asile au Canada. La suspension permettrait de ne plus bénéficier de l’avantage de traverser illégalement la frontière. Cette façon de procéder aurait pour effet de répartir les demandes d’asile à travers le Canada, tout en éliminant les avantages géographiques.

Si le Québec s’est fait reprocher de ne pas vouloir accueillir les demandeurs d’asile, la bloquiste Monique Pauzé déplore les vrais problèmes. C’est pourquoi Québec a demandé l’aide à Ottawa. « Ottawa ne comprend pas que le Québec doit éduquer les jeunes, leur trouver des places dans des écoles qui débordent, loger les familles et veiller à leur santé. Ces migrants ont besoin d'être traités humainement et ça prend beaucoup plus que des mots ou des gazouillis de Justin Trudeau pour le faire », explique-t-elle.

Les délais se font attendre. Du côté du fédéral, le délai prescrit de deux mois s’échelonne plutôt à une moyenne de deux ans. Le parti a réagi et demande de voir hausser le nombre de commissaires au Québec de la Commission de l’immigration et du statut de réfugié pour accélérer les traitements des demandes d’asile.

Monique Pauzé pointe du doigt le fait que les personnes réussissent à intégrer le pays et doivent finalement trouver refuge ailleurs. À ses yeux, il s’agit de drames humains qui pourraient se voir éviter. « Ça n’a aucun bon sens de faire attendre des familles pendant des années avant de savoir si elles peuvent s’établir ici ou non », commentent le chef du Bloc et la députée sortante de Repentigny. Ottawa doit pouvoir traiter des demandes avec des délais acceptables, rembourser le Québec pour les frais associés à l’aide apportée aux migrants durant leur période d’attente.  

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