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Élections fédérales 2019

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19 octobre 2019

Sarah Élisabeth Aubry - seaubry@lexismedia.ca

Le parti veut que le Québec puisse décider de son modèle d’accueil pour les nouveaux arrivants

Bloc Québécois

Monique Pauzé

©Photo gracieuseté - Hebdo Rive Nord

Monique Pauzé réclame un droit de véto pour le Québec au niveau de la déportation et s’engage à dépose un projet de loi pour soustraire le Québec à l’application de la Loi sur le multiculturalisme canadien.

Le Bloc Québécois entend réclamer un droit de veto pour le Québec lorsque le gouvernement veut éviter la déportation de demandeurs d’asile, ainsi que des moratoires des expulsions vers des pays où la sécurité est mise en péril.

Pour Monique Pauzé, députée sortante du Bloc Québécois, le traitement des demandeurs d’asile par le gouvernement fédéral manque de cœur. C’est pourquoi le parti va de l’avant avec un droit de véto pour les personnes qui doivent être déportées et qui se sont intégrées au Québec.

Elle soutient que les délais de traitement des dossiers prennent des années. « Nous exigeons aussi qu’Ottawa cesse d’expulser des familles vers des pays où leur sécurité est clairement menacée, comme c’est actuellement et scandaleusement le cas avec les Haïtiens », a-t-elle exprimé.

Mme Pauzé illustre les cas de Romaina Sanchez Diaz et Leony Pavithra Lawrence. Mme Sanchez Diaz a vécu des moments d’angoisse et a fait l’objet d’une arrestation de l’agence des services frontaliers et a dû se barricader dans une église pour éviter sa déportation au Venezuela. Heureusement, elle a pu être libérée et son dossier a connu des avancements.

Pour Leony Pavithra Lawrence et sa famille, ces derniers ont dû être déportés après que leur demande d’asile a été refusée au fédéral. Le parti veut réussir à étendre les pouvoirs discrétionnaires des ministres canadiens de l’Immigration et de la Sécurité publique à leur homologue du Québec. L’objectif est de retarder ou d’annuler toute décision d’expulsion pour les personnes résidentes au Québec.

À l’avis de Monique Pauzé, cette façon de procéder éviterait des drames humains, en plus de laisser au Québec le choix de déterminer s’il faut expulser une personne ou non. Le parti soulève l’importance de cesser d’expulser des personnes dans des pays en danger, voire où il y a des situations de crises.

« C’est franchement désolant de même avoir à le réclamer, ça devrait être automatique et c’est regrettable que le fédéral fasse passer ses considérations bureaucratiques avant toute forme d’empathie et d’humanité », ajoute-t-elle.

Modèle d’accueil

Monique Pauzé s’est engagée avec sa formation politique à déposer un projet de loi pour soustraire le Québec à l’application de la Loi sur le multiculturalisme canadien. Ainsi, le parti veut choisir son propre modèle d’intégration pour les nouveaux arrivants. Le parti a déposé le projet de loi C-393 pour que la Loi sur le multiculturalisme canadien cesse de s’appliquer au Québec.

Les partis fédéraux se sont opposés à cette décision. Le parti défend depuis plusieurs années le modèle québécois pour l’intégration des immigrants et a soutenu la demande de Québec pour contrôler les leviers de l’immigration. « Les Québécois peuvent cependant choisir maintenant ce qu’il adviendra de leurs demandes face à Ottawa », a-t-elle indiqué.

Le Bloc maintient les valeurs partagées au Québec telles qu’une intégration harmonieuse aux plans linguistiques, économiques et de valeurs communes. Le parti prône une société unie, prospère, un vivre-ensemble et l’intégration du français. Pour le parti, il revient aux Québécois de choisir l’aménagement de la société.

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