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05 novembre 2019

Sarah Élisabeth Aubry - seaubry@lexismedia.ca

Le Bloc Québécois réclame l’intervention de Justin Trudeau

L'urgence d'agir en matière environnementale

Bloc Québécois

©Photo gracieuseté – Caroline Mireault - Hebdo Rive Nord

Le chef du Bloc Québécois, YvesFrançois Blanchet, la députée de Repentigny, Monique Pauzé, et le président cofondateur de l’Association québécoise de lutte contre la pollution atmosphérique (AQLPA), André Bélisle, ont rappelé les enjeux importants en matière d’environnement.

Depuis les élections fédérales, le Bloc Québécois n’a pas tardé avant d’agir et de se montrer proactif. Réunis le 31 octobre à la Marina de Repentigny, le chef du parti, Yves-François Blanchet, et la députée de Repentigny, Monique Pauzé, accompagnés du président cofondateur de l’Association québécoise de lutte contre la pollution atmosphérique (AQLPA) ont fait mention de trois demandes relatives au réchauffement climatique.

Bloc Québécois

©Photo gracieuseté – Caroline Mireault - Hebdo Rive Nord

Yves-François Blanchet et Monique Pauzé ont exprimé leurs trois demandes immédiates à Justin Trudeau et les conséquences sur l’environnement. André Bélisle encourage le parti à travers ses décisions.

Yves-François Blanchet estime que le gouvernement Trudeau a échoué lors de son dernier mandat, notamment en termes de réduction des émissions de GES. Ce dernier l’interpelle, afin qu’il puisse intervenir auprès du président des États-Unis, Donald Trump, afin que ce dernier cesse ses recours contre la Californie visant à interdire la Bourse du carbone.

Le chef du parti lui demande aussi de conclure un engagement mutuel avec M. Trump dans la visée que les États-Unis conservent leur place dans l’Accord de Paris, puis que les deux pays respectent au minium les cibles de réduction de gaz à effet de serre.

Bloc Québécois

©Photo Sarah Elisabeth Aubry - Hebdo Rive Nord

Yves-François Blanchet demande à Justin Trudeau de conclure un engagement mutuel, afin que les États-Unis ne se retirent pas de l’Accord de Paris. Il veut également que l’entente entre le Québec et la Californie reste en place.

Dernièrement, Donald Trump a lancé un recours judiciaire pour faire invalider l’entente entre le Québec et la Californie. Mise en place depuis 2013, l’entente avait été lancée sous le gouvernement de Jean Charest. C’est d’ailleurs M. Blanchet qui a participé à cette bourse à titre de ministre de l’Environnement du Québec à ce même moment.

« Même que l’Ontario s’était greffé à la Bourse du carbone qui est un mécanisme qui est reconnu à l’échelle internationale en étant particulièrement efficace dans la lutte aux changements climatiques, car il respecte les règles de l’économie de marché », a précisé Yves-François Blanchet.

À cet égard, il interpelle Justin Trudeau pour que les États-Unis puissent demeurer dans l’Accord de Paris, tout en établissant une entente, afin que les États-Unis, puis le Canada continuent à respecter leurs propres cibles de réduction de gaz à effet de serre. À l’avis de M. Blanchet, renoncer à cette entente signifie de grands reculs face à la lutte aux changements climatiques et à la tarification innovante des émissions de carbone.

Monique Pauzé

©Photo gracieuseté – Caroline Mireault - Hebdo Rive Nord

La députée de Repentigny, Monique Pauzé a maintenu que le Bloc Québécois s’oppose fermement au projet d’oléoduc Trans Mountain.

Intervenir

Donald Trump a confirmé son intention de retirer les États-Unis de l’Accord de Paris. Le processus de retrait pourrait se faire rapidement, tout comme la procédure judiciaire contre la Californie qui est déjà en cours. Du point de vue de M. Blanchet, la responsabilité internationale du Canada est en jeu. « Ce serait un geste extrêmement grave en termes de message à la communauté internationale », a-t-il exprimé. C’est pourquoi Yves-François Blanchet demande au premier ministre de prendre ses responsabilités. Les enjeux environnementaux dépassent les frontières et doivent être abordés à l’international.

Pas de compromis

Ayant voté à la Chambre des communes sur une motion d’urgence climatique, le lendemain, Justin Trudeau a confirmé être en accord avec l’agrandissement du pipeline dans l’Ouest. « C’est carrément irresponsable de dire que nous sommes dans une crise climatique importante et que nous allons développer un pipeline, en plus de l’agrandir. On va hausser le pétrole issu des sables bitumineux », a déclaré Monique Pauzé.

Elle soutient qu’il n’y aura aucun compris sur ces enjeux avec le gouvernement libéral minoritaire. Maintenant son opposition à la suite du projet d’oléoduc Trans Mountain, les conséquences sont importantes. On aborde les impacts à l’échelle mondiale, une augmentation des émissions globales de GES et une menace pour la biodiversité. « Le premier ministre Trudeau ne pourra pas compter sur une quelque forme de soutien du Bloc s’il s’obstine dans cette voie irresponsable », a renchéri M. Blanchet.

Pour sa part, André Bélisle était présent pour appuyer le Bloc. L’AQLPA soutient la prise de position du parti et souhaite que l’urgence climatique soit reconnue à Ottawa. De son côté, le Bloc Québécois a partagé mettre de l’avant ses promesses et ses engagements.

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