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26 novembre 2019

Sarah Élisabeth Aubry - seaubry@lexismedia.ca

Le cœur était à la fête

Levée de fonds annuelles du RANCA

Levée de fonds annuelle

©Photo gracieuseté - RANCA - Hebdo Rive Nord

Les responsables du RANCA, les conseillers municipaux de la Ville de Repentigny et de Saint-Sulpice, les députées provinciale et fédérale de Repentigny et la marraine du RANCA, Claudette Dion ont participé à la levée de fonds de l’organisme le 16 novembre dernier à l’école secondaire Jean-Baptiste-Meilleur. Le montant amassé s’élève à 11 836, 08$.

Le Regroupement des Aidants Naturels du Comté de l’Assomption (RANCA) s’était donné rendez-vous le 16 novembre à l’école secondaire Jean-Baptiste-Meilleur à Repentigny pour sa levée de fonds annuelle. 300 invités ont rejoint la soirée, une tradition qui se perpétue depuis douze ans pour l’organisme. 

D’année en année, le souper spaghetti permet d’amasser des fonds qui vont directement au RANCA. « L’argent que le gouvernement nous donne est nettement insuffisant », soutient la coordinatrice du RANCA, Caroline Vadeboncoeur. L’ensemble des fonds sert à donner du répit aux aidants naturels par le biais de l’organisation d’évènements et de fêtes.

L’argent récolté sert essentiellement à appuyer le roulement de la mission de l’organisme. La levée de fonds est l’un des plus grands évènements mis en place par le RANCA. Cette année, le montant amassé s’élève à 11 836, 08$. « Grâce à l’une de ces initiatives, les aidants naturels peuvent bénéficier de répit. Notre mission, c’est de sortir les gens de l’isolement et de les regrouper pour leur permettre de socialiser, les divertir et les informer », affirme la coordinatrice du RANCA.

Bonheur et hommages

La nouvelle marraine de l’organisme, Claudette Dion s’est jointe à la levée de fonds et a profité de l’occasion pour interpréter deux chansons touchant les convives.

« C’est une femme tellement naturellement chaleureuse. C’est vraiment la nature de la famille Dion », souligne Mme Vadeboncoeur. Se considérant chanceux comme organisme de pouvoir compter sur l’implication de Claudette Dion, les responsables remarquent sa grande générosité.

Vivant elle-même le quotidien comme proche aidante auprès de sa famille, la marraine du RANCA est tout à fait à l’aise d’aborder cette réalité et connaît les défis. Au cours de la soirée, on a rendu hommage à Lyette Daunais, l’aidante naturelle de l’année.

Mère de deux adultes handicapés physiquement et intellectuellement, elle veille à leurs besoins et s’assure de leur bien-être. On a aussi félicité tout le travail accompli depuis douze ans par Caroline Vadeboncoeur.

RANCA

©Photo gracieuseté - RANCA - Hebdo Rive Nord

Le président du RANCA, Paul-Émile Lapointe en présence de l’aidante naturelle de l’année, Lyette Daunais.

Se dédiant à la cause des aidants naturels, cette dernière a fait nommer le saint frère André comme Patron des Aidants Naturels du Canada. « J’ai savouré leurs applaudissements. J’ai trouvé bien agréable de voir que le travail est reconnu », a-t-elle témoigné

Défis et accomplissements 

Racontant avoir été accueillie à bras ouverts par les gens de l’Oratoire, ils ont trouvé l’idée pertinente de faire reconnaître tout l’apport du saint frère André auprès des malades. L’initiative a été acceptée le 30 septembre 2016 par les évêques canadiens. Depuis huit ans, l’Oratoire accorde une journée dédiée aux aidants naturels de la MRC de L’Assomption où tous peuvent témoigner lors des célébrations.

Toujours dans l’idée de faire connaître la réalité des proches aidants, Caroline Vadeboncoeur est à l’origine du document « Partenaire invisible ». Maintenant sur le web, ce dernier a été diffusé en 2013 sur les ondes de RDI aux Grands Reportages.

« Je me disais les gens ne comprennent pas qu’est qu’un aidant naturel. Pour comprendre, il faut le voir. C’était le but de mon documentaire », exprime-t-elle. Encore actuel aujourd’hui, le documentaire fait état de la réalité.

« La reconnaissance de l’aidant naturel reste à faire », fait-elle part.  L’appui est là, mais très peu de pas ont été faits par exemple pour des parents d’un enfant handicapé.«  Tous ceux qui ne sont pas dans le cadre de 65 ans et plus, il faut travailler pour leur donner une reconnaissance et leur accorder ce qu’ils demandent le plus, du répit », ajoute-t-elle.

L’aspect financier constitue un autre défi pour les aidants naturels. Ils doivent souvent travailler à temps partiel ou même quitter leur emploi pour se consacrer entièrement à l’aidé. Les dépenses et les sacrifices sont au cœur de leur quotidien. L’une des bonnes nouvelles est la réduction des frais de stationnement dans les hôpitaux donnant un coup de pouce aux aidants naturels.

Besoin d'aide 

L’une des grandes problématiques observées par Caroline Vadeboncoeur est l’épuisement. Les aidants attendent d’être à bout avant de cogner à la porte de l’organisme, puis demander de l’aide. Une grande partie d’entre eux sont peu informés et manquent de ressources. À ce moment, les responsables du RANCA les dirigent et les accompagnent dans leurs démarches.

En parallèle, le projet INPAC offre différents ateliers constituant un outil utile pour les proches aidants. Des rencontres d’aide et d’information sont également organisées une fois par mois, afin de cerner leurs besoins et leur offrir plus de support.

Il s’agit d’une dynamique de groupe et des thèmes abordés les amènent à s’exprimer sur leur quotidien, en plus des soupers mensuels. Ces derniers sont des moments précieux pour les aidants naturels brisant ainsi l’isolement. Comme autre outil complémentaire, des journaux sont publiés avec des renseignements répondant à leurs questionnements. Le RANCA se spécialise dans un autre créneau; la défense des droits.

Pour en savoir plus, on téléphone au 450 657-0514.

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