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EMPLOIS LANAUDIERE

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19 février 2020

Sarah Élisabeth Aubry - seaubry@lexismedia.ca

Mandy Browne, de décrocheuse à criminologue

Un exemple inspirant de persévérance

Mandy Browne

©Gracieuseté - Mandy Browne

Mandy Browne, diplômée en criminologie.

Il y a plusieurs années, Mandy Browne avait entamé ses études au Cégep régional de Lanaudière à L’Assomption. Ayant intégré différents programmes, l’étudiante n’arrivait pas à développer un intérêt dans un domaine en particulier. Elle commençait ses sessions sans les terminer et retournait travailler. Puis, il y a eu le déclic… retour sur un parcours parfois difficile, où échecs et réussites s’entrecroisent.

Maintenant bachelière en criminologie, Mandy Browne n’aurait jamais pensé s’inscrire à l’université de sa vie. Après avoir complété ses études au secondaire, cette dernière poursuit son parcours au Cégep à L’Assomption en Sciences humaines, profil Individu. En plein milieu de son cheminement, Mandy décide d’abandonner.

Loin d’être motivée, elle croit que le cégep n’est pas une option pour elle. « Pendant quatre ans, je faisais des sessions. J’arrêtais, je recommençais… ainsi de suite», exprime-t-elle. Avec son abandon au programme, il va sans dire que sa cote R est atteinte et diminue.

Puis, un peu plus tard, emplie de bonnes intentions, elle s’accroche à un autre programme; Sciences humaines profil Innovation sociale, toujours au Cégep de L’Assomption. «Ça s’est avéré la meilleure décision de ma vie», fait-elle part. L’abandon scolaire est maintenant derrière elle.

« Sans les professeurs, je n’aurais pas réussi. Ce sont des personnes qui ont marqué positivement ma vie. », Mandy Browne, bachelière en criminologie à l’Université d’Ottawa

Se raccrocher 

Offert pour une première fois, le programme Sciences humaines profil Innovation sociale a interpelé Mandy tout de suite. « La devise du programme est moins de théorie, plus de pratique. Je trouve ça intéressant de mettre en pratique ce que l’on apprend face au fait d’être toujours dans ses livres», témoigne-t-elle.

Les deux années d’étude se déroulent donc plutôt bien pour la jeune femme. Cette dernière se retrouve dans une petite cohorte et peut compter sur le support de ses paires et des enseignants. Au fil des sessions, elle développe une belle complicité avec ces derniers et écoute leurs précieux conseils. Sa persévérance, son désir d’avancer et son courage lui permettent enfin d’être admise à l’Université d’Ottawa.

« Pour moi, c’était hors de question que je puisse aller à l’université. J’avais de la misère au cégep», poursuit-elle. À sa grande surprise, ce sont les portes de l’Université d’Ottawa qui se sont ouvertes. Ne tenant pas compte de la cote R, l’Université d’Ottawa observe les moyennes obtenues. En l’espace de cinq ans, Mandy avait en poche un DEC, en plus d’un baccalauréat, avec lequel elle s’est démarquée par une mention honorifique.

Nouvelle profession 

En intégrant le cégep, la jeune femme souhaitait s’inscrire en Techniques policières. C’est lors des tests physiques que sa candidature a été refusée. On n’a pas retenu son nom pour la Technique d’intervention en délinquance au Collège de Maisonneuve non plus.

Ne baissant pas les bras, elle se tourne donc vers la criminologie à l’université. Mélangeant l’aspect policier et les relations d’aide, la principale intéressée a trouvé son compte par cette profession. Vers la fin de ses études, elle a même la chance d’effectuer un stage à la Direction de la protection de la jeunesse (DPJ).

Sans l’aide, le dévouement et la collaboration de ses enseignants au Cégep de L’Assomption, la jeune femme estime qu’elle n’aurait pas réussi à aller jusqu’au bout de ses ambitions. « Les professeurs te disent les vraies affaires et ils voient des choses sur toi que tu ne perçois pas. Tu apprends ainsi à mieux te connaître», souligne-t-elle.

Lorsque Mandy a gradué, elle a rapidement écrit un courriel aux enseignants qui avait fait une différence dans sa réussite. Elle remercie d’ailleurs Sébastien, Carine, Stéphane et Matthieu, qui ont grandement contribué à sa réussite.

« Sans eux, je n’aurais pas réussi. Ils sont tellement impliqués. Ce sont des personnes qui ont marqué positivement ma vie», indique-t-elle. Mandy lance un message positif aux décrocheurs et aux jeunes en leur rappelant l’importance de ne pas lâcher. Après avoir obtenu son diplôme, la jeune femme a trouvé un emploi dans son domaine rapidement, bien rémunéré. Elle ne regrette aucunement son parcours.

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