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09 mars 2020

Sarah Élisabeth Aubry - seaubry@lexismedia.ca

TDAH : Dépister rapidement pour mieux intervenir

La neuropsychologue Marie-Claude Guay en conférence

Conférencière

©Photo gracieuseté - Marie-Claude Guay - Hebdo Rive Nord

Marie-Claude Guay, P.h.D, neuropsychologue.

L’organisme PANDA de la MRC de L’Assomption accueille Marie-Claude Guay, Ph.D., neuropsychologue, professeure de psychologie à l’UQAM et chercheure, le 11 mars prochain à l’auditorium de l’Hôpital Pierre-Le Gardeur. Cette dernière proposera des outils pour accompagner les enfants atteints de différents troubles neurodéveloppementaux dans leur cheminement.  

La neuropsychologue Marie-Claude Guay abordera entre autres les troubles neurodéveloppementaux, dont le TDA et le TDAH , puis expliquera leur impact dans la vie des jeunes. « Les enfants qui ont un TDAH et qui sont très actifs et impulsifs, nous allons les dépister plus tôt dans leur parcours scolaire. Ceux qui ont de l’inattention, on va les dépister un peu plus tard. C’est souvent vers la fin du primaire et au début du secondaire; ils vont alors avoir des difficultés d’apprentissage », affirme-t-elle. Elle ajoute que ceux qui ont un TDAH ont plus de difficulté avec les relations sociales.

Mme Guay offrira des conseils, des outils et des pistes de solutions pour mieux guider les enfants dans leur parcours et leur milieu de vie. En parallèle, elle s’attardera sur les autres problèmes d’apprentissage. À travers la conférence, elle expliquera comment distinguer un retard d’un trouble d’apprentissage.

Pression sociale

C’est connu, les parents, les intervenants et les professionnels œuvrant dans le milieu de l’éducation disposent désormais de plus d’information sur les troubles neurodéveloppementaux. Mais à l’avis de la professeure en psychologie à l’UQAM, il reste encore beaucoup de travail à faire. Elle observe une grande pression sociale de la part des parents. C’est un phénomène nouveau.

« Je constate qu’il y a de plus en plus de parents qui sont hésitants ou qui se sentent coupables de traiter un enfant qui en aurait vraiment besoin en raison de la pression sociale », indique la neuropsychologue Marie-Claude Guay.

Plusieurs parents présentent un stress élevé, puisque leurs enfants ont des difficultés d’adaptation. En partageant son expertise, Mme Guay souhaite soutenir les parents, les aider à déculpabiliser et trouver des pistes de solution.

Outils pertinents

L’un des conseils à retenir pour les parents est d’ajuster les attentes au niveau du rendement scolaire. Également, Marie-Claude Guay suggère quelques initiatives à suivre pour rendre la période des leçons et devoirs plus harmonieuse, puisque dans plusieurs cas, c’est synonyme de conflits. Brièvement, elle parle du système coercitif scolaire qui punit ces jeunes en enlevant des privilèges.

« Ce sont des façons d’agir qui ont été montrées et qui ne sont pas vraiment efficaces. On essaie plutôt de voir comment on peut encourager le jeune à sortir ses bons comportements et ainsi préserver sa motivation », fait-elle part.

Selon ses observations, la neuropsychologue remarque qu’il y a un grand besoin dans le monde de l’éducation. Elle estime que les enseignants, au primaire par exemple, sont spécialisés dans la pédagogie, mais n’ont pas de formation pour dépister les troubles d’apprentissage.

« Je souhaite vulgariser au grand public l’état des connaissances actuelles dans ce domaine-là. Nous pourrons ainsi être collectivement mieux outillés et offrir une rééducation appropriée beaucoup plus tôt dans le parcours scolaire… On diminue grandement les risques de décrochage scolaire pour ces enfants-là. », soutient-elle.

Distinctions

À ce jour, une fille qui a un TDAH est moins hyperactive. L’agitation motrice va se présenter d’une autre façon. Elle va parler quand ce n’est pas un moment approprié, est impulsive, puis a des difficultés d’adaptation importantes. « Les études démontrent qu’elle passe plus inaperçue qu’un garçon qui a un TDAH », souligne-t-elle. De son côté, le garçon ayant un TDAH se montre plus opposant et revendicateur. La fille aura plus de comportements intériorisés, comme le stress.

Intervenir plutôt

L’ouvrage réalisé par Marie-Claude Guay Ces enfants qui apprennent différemment met en lumière différents troubles d’apprentissages, dont les problématiques les plus souvent rencontrées à l’école, tels que le retard ou le trouble de langage, la dyslexie-dysorthographie, la dyscalculie, les atteintes visuo-spatiales et visuo-constructives, le trouble développemental de la coordination, le TDA/TDAH. Pour l’auteure, Mme Guay, il n’a aucun doute, le plus important est d’intervenir le plus tôt possible et de conserver un rythme soutenu dans la rééducation.

Former la relève

Pour Mme Guay, la pratique clinique constitue qu’une partie de son travail. Elle est aussi professeure de psychologie à l’UQAM et forme des futurs psychologues et neuropsychologues. Douze étudiants se penchent avec elle dans un laboratoire à l’UQAM à la recherche pour faire évoluer les connaissances des enfants présentant des difficultés d’apprentissage.

Marie-Claude Guay consacre une partie de son temps à deux axes de recherches, soit documenter et mieux comprendre les différents troubles d’apprentissage et améliorer les capacités d’adaptation par le biais de programmes d’intervention.

Par exemple, un programme d’intervention de yoga a été développé pour les parents et les enfants ayant un TDAH. On teste des interventions et des initiatives visant à améliorer les capacités d’adaptation des jeunes à travers leur environnement.

La conférence se déroulera le 11 mars prochain de 19h à 21h. Elle se tiendra à l’auditorium de l’Hôpital Pierre-Le Gardeur. Coût : 10$ par personne. Inscription: PANDA de la MRC L’Assomption 450 582-0003. 

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