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16 novembre 2020

Élise Brouillette - ebrouillette@lexismedia.ca

« Il ne faut pas attendre d’être épuisé pour consulter »

Thérapeutes en relation d’aide de Lanaudière

TRAL

©Photo archives - Hebdo Rive Nord

L’isolement et l’insécurité financière engendrent notamment de l’anxiété.

La crise sanitaire actuelle est malheureusement accompagnée de situations anxiogènes, d’isolement et d’insécurité. Les Thérapeutes en relation d’aide de Lanaudière, groupe qui réunit des professionnels des quatre coins de la région, incitent les gens à consulter dès les premiers signes de détresse.

« Les gens font appel à nous pour toutes sortes de raisons, mais en ce moment, on voit des gens qui se retrouvent isolés et face à l’inconnu. Des problèmes d’anxiété apparaissent. Les gens n’ont plus de prise sur leur vie. On essaie de les ramener à des choses essentielles sur lesquelles ils peuvent agir. On voit beaucoup d’insécurité », commente le thérapeute Pierre Allard, qui souhaite faire savoir à la population que le service existe pour les aider.

Actuellement, les séances de thérapie se déroulent soit par téléphone ou par vidéoconférence. La prise de contact se fait dans un délai maximum de deux semaines. Les thérapeutes soutiennent une clientèle de tout âge, mais les personnes âgées occupent une place prédominante au sein des séances.

« Ils vivent de l’insécurité qui est aussi liée aux risques face à la maladie. »

Pierre Allard constate que les gens tardent souvent et malheureusement à consulter. « Ce n’est pas facile de parler de soi quand ça ne va pas bien. »

Le thérapeute ajoute que les différentes ressources sont débordées au Québec et que beaucoup de réponses tardent à venir ou ne viennent pas, ce qui engendre un stress supplémentaire.

Pour les mois à venir, Pierre Allard appréhende surtout les impacts des insécurités financières que vit une partie de la population.

« Les gens craignent de perdre tout ce qu’ils ont. Ils s’inquiètent. Les programmes n’arrivent pas à compenser c’est désolant. Il y a un trop plein les gens ont besoin qu’on prenne le temps de les écouter. »

Depuis l’arrivée de l’automne et le changement d’heure, la hausse des demandes de consultation est remarquable selon Pierre Allard.

« L’été, les gens ont plus de place pour circuler, ils vont à l’extérieur. Là, on est en zone rouge, ils se retrouvent pris en quatre murs et les personnes dans les résidences pour aînés doivent rester dans leur chambre. »

Les Thérapeutes en relation d’aide de Lanaudière reçoivent des références du CLSC, d’Info-Social 811 ou d’organismes communautaires. Pierre Allard insiste toutefois que le service gagnerait à être davantage connu.

Le thérapeute conclut sur l’importance de ne pas tarder à consulter. « Il ne faut pas attendre d’être épuisé. Lorsqu’on oublie de s’occuper de ses besoins de base, c’est un signe qu’il est temps de faire le point. »

Informations www.tral.ca ou 450 581-5129

Thérapeutes en relation d’aide de Lanaudière

Le groupe Thérapeutes en relation d’aide de Lanaudière (Tral) regroupe une dizaine de professionnels qui demeurent autant dans le nord de la région (Joliette, Saint-Félix-de-Valois, Lavaltrie) que dans le sud (Repentigny, Terrebonne). Ces thérapeutes se sont regroupés en 2003 dans le but d’offrir à ceux qui ont des moyens limités de pouvoir bénéficier d’un service abordable pour parler et exprimer leurs difficultés. Le service n'est pas totalement gratuit, mais les honoraires sont établis selon les revenus bruts de la famille ou de la personne qui consulte. Le groupe s’est inspiré d’un service similaire dans la région, toutefois le thérapeute Pierre Allard mentionne que la formule est assez unique.

 

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