Carrières dans votre région Guide resto Avis de décèsÉdition Électronique Rabaischocs.com Jytrouvetout.ca

Recherche

Recherche par terme

Journaliste

Date de parution

_

Catégories

Communauté

Retour

03 décembre 2020

Pénélope Clermont - pclermont@lexismedia.ca

Une mission qui se poursuit malgré la pandémie

Un album pour les dix ans de la Maison Adhémar-Dion

Maison Adhémar-Dion

©Archives - Martin Alarie

Claudette Dion chantant auprès d’une résidente de la Maison Adhémar-Dion.

En dix ans, plus de 1 500 personnes ont vu leur vie s’éteindre à la Maison Adhémar-Dion. À chaque occasion, l’équipe de soins et les bénévoles ont veillé à ce qu’elles vivent cette étape finale le plus confortablement possible, entourées de leurs proches. Si la pandémie leur rend la tâche plus difficile, tous s’accrochent à leur mission de permettre à leurs résidents de « vivre jusqu’au bout, dans la dignité ».

« Le côté humain est toujours présent, assure la directrice générale Nicole Vaillancourt. La qualité des soins et la dignité des résidents demeurent; c’est notre priorité. » Elle admet cependant que l’équilibre entre humanité et sécurité n’est pas toujours évident à trouver. Cette fameuse zone où il faut analyser les risques de l’un et de l’autre, en plus de composer avec un manque d’effectifs.

Au début de la première vague, le gouvernement ne permettait aucun visiteur ni bénévole auprès des résidents. « Les gens ne décédaient pas, ils attendaient. Ils ne voulaient pas mourir seuls », expose-t-elle en soulignant que le séjour moyen au centre de soins palliatifs est de 23 ou 24 jours en temps normal. « Certains restaient plus d’un mois, si ce n’est pas deux. C’était spécial », affirme-t-elle. Puis, les mesures se sont assouplies : le résident pouvait choisir une personne à ses côtés. « C’était épouvantable et déchirant. Les familles étaient frustrées », relate la directrice, qui se réjouit maintenant que les membres d’une même bulle familiale puissent visiter les personnes pour qui elle œuvre quotidiennement.

« Nous avons aussi rouvert le salon de l’envol pour permettre aux gens de boucler la boucle », rapporte-t-elle avant de mettre le doigt sur un des aspects qui manque toujours et qui faisait la force du lieu : la proximité avec les familles. « On ne peut plus les serrer dans nos bras », se désole-t-elle. À cause des masques, impossible aussi de leur transmettre un sourire.

Publicité

Défiler pour continuer

 

Dix ans d’envolées en chansons

 

C’est dans cette optique que des chanteurs, dont Claudette Dion, porte-parole de la Maison, se sont réunis pour mettre sur disque dix chansons pour les dix ans de l’organisme à but non lucratif. L’album lancé ces jours-ci s’intitule d’ailleurs Les chanteurs de la Maison Adhémar-Dion célèbrent dix ans d’envolées. « C’est un câlin musical qu’on veut offrir aux familles quand elles partent de la Maison », résume Mme Dion, qui en signe la direction artistique. En plus de sa voix, on peut entendre celles de Chantal Pary, de Jean-Sébastien Lavoie, de Sarah May Vézeau et de Manon Goulet interprétant des pièces comme Hallelujah, La Quête, Un peu plus haut un peu plus loin et Je pars à l’autre bout du monde. Céline Dion chante également la chanson favorite de son père, Adhémar Dion, La voix du Bon Dieu. « Il sifflait tout le temps ça », se remémore Claudette Dion.

Maison Adhémar-Dion

©Archives - Martin Alarie

La directrice générale, Nicole Vaillancourt, et Claudette Dion entourant des invités de marque de la Maison Adhémar-Dion, Derek Aucoin et Marc Hervieux.

Cet album mis en vente au coût de 10 $ et disponible à la Maison Adhémar-Dion (4500, chemin Saint-Charles, Terrebonne) servira à financer l’organisme qui, chaque année, doit dénicher environ 1 M$ de son budget de 1,8 M$ afin d’assurer des soins de fin de vie à ses résidents. Le contexte de pandémie rendant impossibles les événements-bénéfice, l’album arrive en renfort. Autrement, la Maison s’appuie sur ses friperies, situées au 500, boulevard Iberville à Repentigny et au 115, boulevard Céline-Dion à Charlemagne. « Les bénévoles ont repris le relais et effectuent le triage. L’ambiance est le fun et on place toujours de nouvelles affaires dans les rayons », fait savoir Mme Vaillancourt.

« Heureusement qu’il y a les bénévoles qui s’affairent aux travaux et à l’entretien, ajoute Mme Dion. C’est magnifique tout le temps grâce à eux! » Des bénévoles qui voient dans le centre de soins palliatifs une manière de redonner ou encore, de conserver un lien avec l’être cher qui y est décédé. « Une résidente a déjà dit que la Maison Adhémar-Dion était "le paradis avant la fin de tes jours". Ça image bi

Les photos présentées avec ce texte ont été prises avant la pandémie de COVID-19, elles ne respectent donc pas les règles de distanciation maintenant recommandées.  

en ce que les gens ressentent », conclut la chanteuse.

Et le paradis a besoin de soutien en ce moment.


Note de la rédaction: Les photos présentées avec ce texte ont été prises avant la pandémie de COVID-19, elles ne respectent donc pas les règles de distanciation maintenant recommandées.  

Commentaires

Inscrivez votre commentaire

Politique d'utilisation Politique de confidentialité

Agence Web Repentigny - Caméléon Média