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05 avril 2021

Élise Brouillette - ebrouillette@lexismedia.ca

Des ressources intermédiaires sont toujours en attente

Vaccination

COVID-19

©Photo -archives

Des ressources intermédiaires de Lanaudière se battent pour que leurs résidents et leurs employés puissent être vaccinés.

Alors que la population âgée de 65 ans et plus peut obtenir un rendez-vous pour se faire vacciner dans la région, des ressources intermédiaires (RI) de Lanaudière attendent de toujours des doses vaccin pour leurs résidents

C’est le cas des ressources intermédiaires en santé mentale. La propriétaire responsable du Pavillon Edith Racette à Crabtree, Catherine Therrien, explique en entrevue avec L’Action que ça fait des semaines qu’elle se bat pour que ses résidents et ses employés soient vaccinés. « Il n’y a rien qui est fait… »

Mme Therrien était persuadée que les résidents de sa ressource seraient vaccinés au même titre que ceux des CHSLD ou des résidences privées pour aînés (RPA). D’ailleurs, les RI figurent en tête de liste dans les groupes à prioriser pour la vaccination sur le site du gouvernement du Québec.

Pourtant, malgré de nombreuses démarches, rien n’est encore établi. Selon les informations qu’elle a obtenues, ses résidents seraient considérés au même titre que la population générale.

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« J’ai de la misère à valider les informations que je reçois. On nous dit d’aller dans les centres de vaccination. Mes résidents sont malades physiquement et mentalement, il y a des cas qui sont plus lourds, ils ne peuvent pas se déplacer. »

Au Pavillon Edith Racette, sept résidents ont plus de 65 ans et une personne est même âgée de 85 ans. Le plus jeune résident de la ressource a 30 ans.

Aucun des employés n’a pu avoir accès à une dose de vaccin non plus, alors que les employés du réseau de la santé font également partir des premiers groupes à prioriser.

Certaines solutions ont été soumises, telles qu’une infirmière bachelière qui serait prête à aller au sein de toutes les RI pour vacciner les gens ou alors des pharmaciens qui se déplaceraient.

 « Il y a vraiment une faille, on n’apparaît nulle part. On ne cadre dans rien. Il ne semble pas y avoir d’issue pour que nous puissions tous être vaccinés. »

Selon la propriétaire, les autres RI du même type que la sienne et qui sont situées à Rawdon, Joliette, Saint-Lin-Laurentides, Sainte-Béatrix et Saint-Côme sont toutes dans la même situation.

Mme Therrien souligne que ses résidents sont parmi les personnes les plus isolées depuis le début de la pandémie. « Ils n’ont même pas pu avoir de coupe de cheveux depuis le mois d’octobre. »

Invitée à commenter cette situation, la députée de Joliette, Véronique Hivon, insiste sur le fait que les gens qui vivent dans les ressources intermédiaires et qui ont de grandes vulnérabilités (trouble de santé mentale, déficience intellectuelle ou autres problèmes de santé) ne doivent surtout pas être oubliés.

« Le contexte de la pandémie a de grands impacts pour eux, que ce soit au niveau de la désorganisation ou de l’arrêt de stimulation. Ils ont besoin de pouvoir être rassurés. »

Mme Hivon demande au gouvernement, au ministre de la Santé et au comité responsable d’en tenir compte dans l’ordre de vaccination. Elle ajoute que des représentations en ce sens ont été faites par le Parti Québécois.

« Ils sont considérés comme la population générale et selon l’âge. Leur vulnérabilité n’est pas prise en compte », déplore-t-elle.

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