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28 avril 2021

Pierre Chartier - pchartier@lexismedia.ca

Ottawa doit interdire les pesticides « tueurs d’abeilles

Une demande du Bloc québécois

apiculture

©La Petite-Nation - Louis-Charles Poulin

Selon l’ONU, le taux d’extinction des pollinisateurs est 100 à 1000 fois plus élevé que la normale à cause de ces insecticides et des changements climatiques, ce qui met en péril la pollinisation et la biodiversité.

La porte-parole du Bloc Québécois en matière d’Environnement, Monique Pauzé, unit de nouveau sa voix à celles de la Fondation David Suzuki et d’Équiterre pour demander au gouvernement canadien d’interdire tous les pesticides néonicotinoïdes « tueurs d’abeilles » qui ont de graves répercussions sur nos écosystèmes et sur la santé humaine. 

Ces types de pesticides sont responsables de la chute des populations d’abeilles partout dans le monde. Près de trois ans après avoir annoncé son intention d’interdire trois pesticides « tueurs d’abeilles », et alors que Santé Canada en a confirmé les effets dévastateurs sur les insectes pollinisateurs et les invertébrés aquatiques, voilà que le gouvernement fédéral change d’avis, permettant l’usage du clothianidine et du thiaméthoxame. Quant à l’imidaclopride, Ottawa a reporté sa décision à la fin de 2021.

« Les abeilles sont à la base de la chaîne alimentaire. Sans pollinisation, il n’y a ni fleurs ni végétaux. En tuant les abeilles, c’est à l’ensemble de l’écosystème que l’on s’attaque. Le gouvernement canadien ne peut se permettre d’ignorer la menace à la survie de nombreuses espèces que représentent ces substances. Je ne comprends pas cette volte-face du fédéral alors que ses propres études confirment ce danger », s’est indignée Monique Pauzé.

« Le Bloc Québécois demande qu’un plan de retrait des néonicotinoïdes soit dès maintenant mis en place, accompagné de 300 millions $ sur quatre ans pour la recherche et la transition pour les producteurs. Encore une fois, le gouvernement fédéral fait du déni environnemental alors que c’est maintenant qu’un virage écologique s’impose. Avec des investissements massifs en recherche et un soutien adéquat de nos producteurs agricoles, il faut mettre en place les conditions nécessaires pour développer l’agriculture de l’avenir », a conclu Monique Pauzé.

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