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08 mai 2021

Pierre Chartier - pchartier@lexismedia.ca

Ani Müller explore un concept unique pour aider nos jeunes

Projet artistique «La fête des deuils»

Anni Müller

©Photo gracieuseté- Roxane Paquet

Un beau projet pour l’artiste Ani Müller.

«Combien de fois, dans ma vie, j’ai vécu de gros deuils: difficultés d’apprentissage et échecs scolaires, la perte d’un être cher, le divorce de mes parents. Autant d’exemples qui m’ont amené à me questionner sur les façons de faire pour mieux gérer tout ça, car le processus de deuil, ça ne touche pas que la mort, et ça ne s’apprend pas à l’école», lance d’emblée l’artiste peintre de Repentigny, Ani Müller.

Cette dernière travaille présentement sur un projet inédit, «La fête des deuils», une expérience artistique en résidence en milieu scolaire, au sein de l’école primaire Longpré de Repentigny. Ce projet, qui amènera les élèves à développer des outils afin de comprendre et mieux gérer les nombreuses et difficiles étapes de deuil qu’ils devront surmonter tout au long de leur vie, se veut aussi un moyen d’utiliser les arts visuels pour extérioriser et libérer les tensions dans le but de mieux comprendre les étapes des deuils.

 

Pour réaliser son projet qui lui tient particulièrement à cœur et lui permettre de se rendre dans les classes pour présenter aux élèves sa démarche artistique entourant la thématique du deuil, Ani Müller bénéficie d’une bourse du programme La culture à l’école du ministère de l’Éducation. Ce programme permet donc aux élèves de participer à un travail d’expérimentation artistique, sur une période de dix semaines.

 

L’artiste peintre va donc puiser dans son propre vécu où elle a eu à traverser divers deuils pour expliquer son processus de création, le sens de ses œuvres, et ce, en favorisant le dialogue avec les élèves. «Inspirée par ces échanges entre les élèves et les enseignants, je vais réaliser deux grandes œuvres sur bois, ainsi qu’une création vidéo avec les jeunes. Par la suite, je vais analyser mon processus de création afin d’identifier les évènements qui ont influencé celles-ci. Les jeunes devront parler de leurs moments tristes ou difficiles avec les autres élèves, et trouver des solutions pour que ce mal devienne moins difficile à surmonter», ajoute-t-elle.

 

Ani Müller ne fait pas «cavalier seul»

Dans ce beau projet, Ani Müller est accompagnée de la musicothérapeute, Chrystine Bouchard, qui accompagne plusieurs personnes en fin de vie. «Tout au long du processus, nous unirons notre expérience professionnelle. L’élève apprendra à analyser et à exprimer ses propres émotions et à reconnaître celles des autres. Il apprendra à mieux se connaître et à verbaliser les moments difficiles», précise-t-elle.

 

«À la fin du projet, nous allons créer une fête des deuils dans un lieu public extérieur dans le cadre d’une exposition. Les familles, amis et enseignants y seront invités. Des vidéos et panneaux explicatifs pourront être installés sur ce parcours et nous pourrons aussi entendre les chansons réalisées dans le cadre de ce projet. Il s’agit d’une fête pour faire la paix avec le passé, puis repartir vers de nouveaux horizons; un chemin vers l’espoir», explique-t-elle.

Ce n’est pas d’hier que l’artiste peintre s’intéresse aux imperfections de la vie. «Je suis fascinée par la nature humaine, car l’être humain est imparfait et fragile. J’ai observé que cette fragilité est particulièrement apparente lorsqu’une personne doit affronter un deuil», révèle Ani.

Qui est Ani Müller?

Ani Müller est née à Montréal et réside à Repentigny. Elle peint depuis son enfance, elle expose régulièrement. Elle termine au Cégep de Joliette un diplôme en arts plastiques suivi d’un baccalauréat en création à l’UQÀM en 2003. Elle a fait plusieurs expositions à l’extérieur du Canada : en Allemagne (Berlin) en 2003, en France en 2004 et 2007. L’artiste enseigne la peinture depuis 2005 dans des résidences pour personnes âgées et fait aussi des conférences et des ateliers dans les écoles primaires et secondaires du Québec. En 2018, elle commence une maîtrise en enseignement des arts à l’UQÀM et, en 2020, elle décide de réorienter son parcours universitaire en optant pour la maîtrise en recherche et intervention en arts visuels auprès des personnes vulnérables. En 2019, Ani Müller reçoit le prix Ambassadrice Télé-Québec des Grands-Prix Desjardins de Lanaudière.

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