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16 novembre 2021

Quel effet a eu la pandémie sur le monde du travail ?

La pandémie COVID-19 est la première de son genre depuis un siècle. Ses effets ont été dévastateurs aussi bien sur la santé que sur l’économie mondiale. Le marché de l’emploi a été fortement chamboulé et le retour complet à la normale risque encore de tarder.

conjoncture emploi femme masque

©Photo Gracieuseté

Quoi qu’il en soit, le télétravail est là et pour longtemps encore.

Creusement des inégalités

Les restrictions imposées par les gouvernements sur une multitude d’activités ont eu un impact profond sur l’emploi. Restauration, tourisme et transports ont été les secteurs les plus touchés par l’avancée du chômage. Mais les difficultés auxquelles ont été confrontés ces secteurs se sont vite répercutées sur les autres. C’est toute la consommation et la production mondiale qui ont reculé.

Avec le début de la maîtrise de l’épidémie grâce à ces restrictions, l’économie commence à reprendre des couleurs, et l’emploi aussi. Mais le chômage n’est pas tout à fait revenu aux niveaux d’avant l’épidémie. Au Canada, le taux de chômage général est revenu à un niveau proche de celui de février 2020, soit d’avant la pandémie. Toutefois, tous les travailleurs ne sont pas égaux devant la crise. Alors que le nombre d’emplois de salariés dans le privé et le public est revenu à la normale, le nombre de postes en travail autonome recule. Une baisse de 8,4 % a été constatée au mois de septembre dans ce secteur par Statistiques Canada. Le nombre d’emplois peu qualifiés est lui aussi à la baisse de 287 000 postes sur la même période.

Ces tendances ne sont pas spécifiques au Canada, elles sont mondiales. Ainsi, selon l’OCDE, les femmes, les jeunes, les travailleurs les moins instruits et les emplois à bas salaires ont été les plus touchés. Le creusement des inégalités entre jeunes et travailleurs confirmés, instruits et peu instruits,  hommes et femmes est donc une des grandes conséquences de la pandémie.

 

Un retour à la normale à partir de 2022

Environ 110 millions d’emplois ont été perdus à cause de la pandémie au sein de l’OCDE. Et la relative reprise de l’emploi dans le monde est principalement due aux efforts fournis par les États pour soutenir l’économie et l’embauche. Ces progrès dans les chiffres du chômage peuvent être artificiels, craignent les spécialistes. L’arrêt du soutien des gouvernements au secteur économique pourrait, selon eux, provoquer un effet rebond sur le chômage.

Un retour sûr et définitif à un taux d’emploi prépandémique avant la fin 2021 relève de l’impossible pour la plupart des pays, selon l’OCDE, et ce, même dans les pays les plus riches. Pour la France, l’organisation estime que l’emploi retournera à son niveau de 2019 vers l’automne 2022. Pour le Canada, ce sera encore plus tard, vers le printemps 2023.

 

Le télétravail à la rescousse, peut-être?

Au plus fort de l’épidémie, le télétravail a été une planche de salut pour nombre d’entreprises et de salariés. En avril 2020, au plus fort de l’épidémie, 5,1 millions de Canadiens travaillaient à partir de leurs domiciles. Ce chiffre était, en septembre 2021, en baisse d’un million, pour atteindre les 4,1 millions. C’est donc un phénomène massif et durable qui a permis de sauver des emplois et des richesses. Selon Statistiques Canada, il contribue aussi à la reprise de l’embauche.

Les secteurs où il est possible de travailler à domicile sont ceux où l’emploi progresse le plus. En marketing, par exemple, l’employabilité peut s’avérer si forte que les ressources humaines et les agences de recrutement cherchent à dénicher des talents atypiques ou même à débaucher les employés de la concurrence.

Cette nécessité de recourir au télétravail pourrait, d’après certains spécialistes, s’installer dans la durée, même après l’extinction de l’épidémie. Il offre, en effet, de nombreux avantages aussi bien aux entreprises qu’aux travailleurs. Ces derniers y trouvent plus de flexibilité, d’autonomie et de confort. Ce mode de travail ne sera toutefois pas la règle, on s’achemine plutôt vers la généralisation d’un mode de travail hybride en présentiel-distanciel.

Cette transformation du travail lance de nouveaux défis aux entreprises. Si le télétravail a vocation à durer, celles-ci doivent s’adapter, se renouveler et innover dans leurs méthodes. De nouvelles façons de mobiliser, coordonner et organiser les salariés et les équipes doivent être mises en place. Le tout, pour ne rien perdre en efficacité, sans empiéter sur la vie privée, le confort et la santé physique et psychologique des employés en télétravail. L’isolement, le manque de motivation, l’absence de contrôle des volumes horaires travaillés seront quelques-unes des questions auxquelles le monde du travail devra répondre à l'avenir.

 

Quoi qu’il en soit, le télétravail est là et pour longtemps encore. Il sera sans doute l’un des grands héritages qui resteront de cette pandémie, longtemps après son extinction. 

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