Pascale Déry sur la ligne de départ: élection provinciale 

Pascale Déry, a confirmé qu’elle serait de la prochaine campagne électorale. Photo gracieuseté Émilie Nadeau.
Pascale Déry, a confirmé qu’elle serait de la prochaine campagne électorale. Photo gracieuseté Émilie Nadeau.

Pendant que la Coalition avenir Québec (CAQ) est au cœur d’une course à la chefferie, entre Bernard Drainville et Christine Fréchette, les choses se précisent pour l’élection provinciale qui aura lieu en octobre prochain. Lors de l’entrevue qu’elle a accordée au journal Hebdo Rive Nord, la ministre de l’Emploi et députée de Repentigny, Pascale Déry, a confirmé qu’elle serait de la prochaine campagne électorale.

Concernant son avenir politique, Pascale Déry a été très claire sur ce sujet qui brûle les lèvres des électeurs de Repentigny : « Oui, je le confirme, je serai sur les rangs pour me représenter dans la belle circonscription de Repentigny lors de la prochaine élection. »

Pour ce qui est de la session parlementaire qui commence le 4 février prochain, la ministre Déry a tracé la ligne des travaux qui vont avoir préséance au gouvernement : « Regardez, monsieur Legault il est là, il reste là, on va continuer avec les projets de loi qu’on a déposé à l’automne. Il y a des projets de loi du côté de mon collègue Jean Boulet sur la transparence syndicale puis sur tout le reste concernant évidemment les syndicats. Il y a la constitution de Simon Jolin-Barrette, c’est un projet de loi qui doit aussi suivre son cours. Il y a d’autres projets de loi aussi en santé et en services sociaux. Il y a la loi 2 chez les médecins qu’on doit réécrire en partie dû au départ de monsieur Dubé. Donc, il y a plusieurs choses qui sont déjà là et avec lesquelles nous devons aller de l’avant. »

De son côté, la ministre de l’Emploi a beaucoup travaillé sur la qualification de la main-d’œuvre dans certains secteurs précis : « Du côté de l’emploi, j’essaie de déployer éventuellement des formations qui vont pouvoir répondre aux besoins d’Hydro-Québec. On va essayer de se positionner en défense, j’ai mis sur pied un comité à la commission des partenaires du marché du travail pour qu’on soit capable d’identifier vraiment les besoins en main-d’œuvre en défense puis quand je dis défense c’est aussi en aéronautique, en cybersécurité; ce sont plusieurs choses, ce n’est pas juste le militaire. C’est là-dessus qu’on travaille actuellement », de préciser la ministre.

Legault : un départ lourd de sens

« C’est un départ qui nous a surpris, ça nous a beaucoup ébranlé on ne s’y attendait pas, honnêtement. Les dernières semaines, avant la fin de la session parlementaire, il avait fait toutes les tribunes médiatiques, on le sentait très combatif puis on s’attendait à ce qu’il soit sur les lignes de départ avec nous en début de session. Mais monsieur Legault est un homme extrêmement lucide, c’est un homme qui est très conscient de l’insatisfaction en ce moment des Québécois et il veut absolument que son parti continue de poursuivre cette tradition de la 3e voie. Il veut absolument qu’on puisse solidifier cette 3e voie, il veut assurer la pérennité de son parti. Donc, je pense qu’il a pris une bonne décision pour permettre évidemment à d’autres de prendre le flambeau. Ça a été un premier ministre qui aura marqué l’histoire. À mon avis, le temps va lui donner raison sur plusieurs choses », de souligner Pascale Déry.

 Une course à la chefferie à suivre

Pascale Déry a étudié les candidatures et elle a fait son choix : « Depuis l’annonce du départ de notre chef, j’ai pris le temps de réfléchir avec la retenue qu’exige une décision qui engage au-delà de sa propre personne. Lorsqu’il faut choisir entre deux excellents candidats, deux collègues que j’estime beaucoup, la réflexion devient un véritable exercice de conscience. J’ai écouté nos membres, parlé avec mes bénévoles, échangé avec des collègues ainsi qu’avec nos deux candidats. Dans un monde devenu instable et avec une économie mondiale qui vacille, l’imprévisibilité est devenue la norme. Dans un tel contexte, le Québec a besoin d’un leader capable d’incarner la stabilité et de gouverner avec sang-froid. C’est la raison pour laquelle je choisis aujourd’hui d’unir mes forces à celles de Christine Fréchette. Son leadership, calme et rassembleur, est à mes yeux un atout majeur. Elle incarne cet équilibre entre renouveau et stabilité, entre changement et continuité. »

 

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