Une première journée de débrayage le 24 avril pour les employés de la SAQ

  • Publié le 24 avr. 2024 (Mis à jour le 29 avr. 2025)
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Communiqué L’Action

Après plus d’un an de négociations et étant toujours sans entente sur les aspects normatifs de leur convention, les 5000 employés de la Société des alcools du Québec (SAQ) en ont assez et veulent accélérer le rythme de négociation : ils exerceront une première journée de grève le 24 avril. À moins d’avancées significatives à la table de négociation, le débrayage pourrait se poursuivre le lendemain 25 avril.

Par voie de communiqué, le syndicat souligne que la question de la précarité d’emploi est au coeur des discussions. Il déplore que la SAQ maintienne un bassin de milliers d’employés à temps partiel et sur appel plutôt que de consolider l’ensemble des heures travaillées dans des postes permanents donnant notamment accès à l’assurance collective.

« C’est près de 70 % des employé-es de la SAQ qui sont à temps partiel et sur appel, qui ne savent jamais quand, ni combien d’heures, ils pourront travailler à la prochaine séquence de paye », rappelle le délégué du SEMB-SAQ–CSN dans Lanaudière, Mathieu Bonneville. « Attendre sept années avant d’avoir accès à des assurances, ça n’a aucun bon sens en 2024, encore moins quand tu travailles pour l’État québécois. »

Pour la présidente du Conseil central de Lanaudière – CSN, la SAQ va à contre-courant des meilleures pratiques pour attirer et retenir la main-d’oeuvre. « La direction de la SAQ se plaint du fort taux de roulement de ses employé-es, mais on dirait qu’elle fait tout pour les faire fuir. Les employé-es de la SAQ ont le droit d’avoir un horaire stable, prévisible et adéquat », d’affirmer madame Rivest.

« La SAQ procure de grands bénéfices financiers à la société québécoise, certes. Mais il y a des limites à les faire sur notre dos », de conclure M. Bonneville.

Avenir des emplois

Dans le cadre de la présente négociation, le syndicat des employé-es de la SAQ désire améliorer l’accès du personnel à la formation et augmenter le nombre de conseillers en vin et de coordonnateurs en succursale afin de renforcer le service à la clientèle.

Le personnel souhaiterait également pouvoir préparer en magasin les commandes effectuées sur Internet. À cet effet, le syndicat reproche à la direction de s’entêter à concentrer dans son centre de distribution de Montréal la préparation des commandes pour l’ensemble du Québec ; centralisation responsable des délais de livraison de cinq jours et des résultats décevants des ventes effectuées en ligne.

Par ailleurs, la partie syndicale dénonce le souhait de la direction de chercher à faciliter la fermeture de succursales de la SAQ en région afin de les remplacer par des permis privés d’agence. En plus de constituer un recul des emplois, une telle mesure viendrait miner l’offre à la clientèle en région, estiment les employés.

Le Syndicat des employé(e)s de magasins et de bureaux de la SAQ (SEMB-SAQ–CSN) représente les 5000 employés de magasins et de bureaux de la SAQ, partout au Québec, dont tout près de 350 dans la région de Lanaudière.

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