Thomas Fafard détient le nouveau record québécois au marathon

  • Publié le 24 déc. 2025 (Mis à jour le 12 janv. 2026)
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(Photo gracieuseté - Kevin Morris)
(Photo gracieuseté – Kevin Morris)

Le dimanche 21 décembre, le coureur originaire de Repentigny, Thomas Fafard, a marqué l’histoire québécoise. L’athlète de 27 ans a établi un nouveau record provincial en complétant son premier marathon en carrière au Marathon Project à Chandler, en Arizona, en 2 h 10 min 29 s. Le précédent détenteur, Alain Bordeleau, avait enregistré un temps de 2 h 14 min 19 s, il y a 41 ans, le 13 mai 1984.

À peine rentré à la maison au terme d’une fin de semaine exaltante, Thomas Fafard s’est entretenu avec l’Hebdo Rive Nord sur l’importante performance qu’il a livrée, alors qu’il entreprend un tournant dans sa carrière sportive. « C’était ma première tentative sur la distance. J’ai toujours tripé sur le marathon, mais j’étais un peu trop jeune. Le développement sur piste n’était pas encore atteint, alors on restait sur la piste d’athlétisme », a-t-il confié, en entrevue.

Depuis l’hiver 2024, le marathon était dans les cartons de l’athlète et de son entraîneur. Thomas Fafard avait effectué une bonne performance au demi-marathon, à Houston, au mois de janvier, où il a également signé un nouveau record provincial. Cependant, les qualifications aux Jeux olympiques de Paris 2024 et des blessures qui ont suivi ont repoussé le projet.

Ainsi, le coureur a attendu d’être de retour au sommet de sa forme pour affronter son premier marathon. Une sage décision, compte tenu du résultat obtenu en cette fin d’année. « Le record du marathon, ç’a toujours été un objectif pour moi et je pense qu’avec les résultats que j’avais eus dans le passé sur la piste, c’était quand même réaliste de le viser », a raconté Thomas Fafard.

Les 33 premiers kilomètres se sont déroulés rondement, permettant à Thomas Fafard de garder le cap sur ses objectifs. (Photo gracieuseté – Kevin Morris)

Marge de manœuvre confortable

Malgré tout, il savait le défi de taille et il n’a pas lésiné sur la préparation. « Jusqu’à 33 km, je dirais qu’il n’y avait pas vraiment de doute dans ma tête que j’allais réussir à faire le record. Même qu’à ce moment-là, je me demandais si je n’allais pas courir en bas de 2 h 09 », s’est rappelé celui dont la famille sur le parcours suivait son temps projeté à la fin à l’aide d’une application.

« Ç’a commencé à être dur à 35 km. Rendu à 37-38 km, c’était très très difficile, mais je regardais ma montre et j’avais mon allure du kilomètre. Je voyais que je ralentissais, mais je savais que j’avais quand même une bonne marge de manœuvre », a-t-il poursuivi dans son récit de course. Globalement, Thomas Fafard soulignait que c’est seulement durant le dernier kilomètre le séparant de la ligne d’arrivée que son rythme de croisière a chuté de façon plus importante par rapport au reste du parcours.

« C’était vraiment très lent, mais encore là… il y a certains coureurs qui vont exploser à 30-32-35 km, et qui vont se mettre à courir à 5 min/km; ce n’était pas mon cas. J’ai réussi à sauver les meubles comme on dit », s’est réjoui l’athlète de Repentigny.

Mais, au-delà du record québécois qu’il a fracassé, ce dont Thomas Fafard est le plus fier, c’est d’avoir eu la confirmation que le tournant qu’il souhaite donner à sa carrière lui est accessible. « C’était un test cet automne. Étant donné que ç’a été un résultat A+, ça donne confiance et ça donne un peu la piqûre aussi […] J’ai encore plus faim de courir plus vite », a admis le coureur.

Les derniers mètres ont été difficiles à franchir, mais l’athlète a tout donné jusqu’à la dernière seconde. (Photo gracieuseté – John Harris Media)

Cap sur les JO de Los Angeles

Son prochain objectif d’envergure sera donc de se qualifier à l’épreuve du marathon pour les prochains Jeux olympiques d’été qui auront lieu à Los Angeles, en 2028. « J’ai l’impression que le marathon c’est vraiment le futur de ma carrière », a affirmé Fafard, qui a représenté le Canada au 5000 mètres aux derniers JO. Pour y parvenir, il sait toutefois qu’il devra prendre de la vitesse. À Paris, le standard olympique avait été fixé à 2 h 08 min 10 s; un chronomètre qui pourrait être encore réduit en 2028 selon lui.

S’il a encore de l’expérience à acquérir en matière de marathon, tout porte à croire que Thomas Fafard saura livrer la marchandise dans ses prochains défis. « Je suis un athlète vraiment sérieux et engagé », a-t-il offert comme réponse au secret de son succès. Se coucher très tôt, manger suffisamment et s’accorder des périodes de récupération durant la journée font partie de sa routine d’athlète. « Je fais beaucoup de visualisation durant mes entraînements, ce qui m’aide à ne pas me mettre de limites et à avoir confiance que je peux atteindre mes objectifs. Au-delà d’une bonne génétique, je crois que le dévouement et la rigueur que je livre quotidiennement à mes entraînements font une différence », a-t-il conclu.

D’ici la période de qualifications pour les Olympiques, Thomas Fafard s’entraînera bien sûr en accumulant le plus de marathons possible à son actif. Il participera également à quelques dernières courses sur piste l’été prochain.

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