Se développer et socialiser grâce à DIDA

Nathalie Vigneault nathalie.vigneault@tc.tc
Publié le 6 octobre 2016

Le travail à l'organisme DIDA (Défi-Intégration-Développement-Accompagnement) procure une grande valorisation à Pierre-Luc.

©Photo TC Media - Stéphane Grégoire

COMMUNAUTAIRE. Trois mères d'enfant de plus de 21 ans atteints de déficience intellectuelle se sont battues pour maintenir un service d'ateliers de travail supervisé dans les MRC L'Assomption et Les Moulins. Trois ans plus tard, l'organisme DIDA (Défi-Intégration-Développement-Accompagnement) accueille une quarantaine d'usagers.

Diane Delisle et son fils Pierre-Luc, participant, Johannie Gobeil participante, Nathalie Duchesne (devant), participante, Nancy Bélanger (derrière), intervenante, Kim Villeneuve, participante et Suzanne Camden, présidente.

©Photo TC Media - Stéphane Grégoire

Trois mères d'enfant de plus de 21 ans atteints de déficience intellectuelle se sont battues pour maintenir un service d'ateliers de travail supervisé dans les MRC L'Assomption et Les Moulins. Trois ans plus tard, l'organisme DIDA (Défi-Intégration-Développement-Accompagnement) accueille une quarantaine d'usagers.

Pour ces parents, il était impensable de perdre complètement ce service lorsque le système de santé a dû s'en départir. «Le Centre La Myriade a dû cesser cette prise en charge et se concentrer à l'octroi de services spécialisés par épisodes. Ce fut un dur coup, plusieurs parents avaient l'impression de revenir 25 ans en arrière. Mais on a fait des représentations et obtenu du financement pour poursuivre la mission au sein d'un nouvel organisme», explique Suzanne Camden présidente

Ainsi, une quarantaine d'usagers âgés de 21 à 54 ans ont présentement accès à des ateliers de travail à l'un ou l'autre des points de service, soit l'hôpital Pierre-Le Gardeur à Terrebonne ou le local du boulevard de La Rochelle à Repentigny.

Il faut savoir que dû à leur handicap intellectuel plus prononcé, ces participants ne pourraient pas accéder à un emploi en milieu de travail, même dans des conditions adaptées pour eux. D'où l'importance de DIDA afin qu'ils développent leur potentiel au maximum.

«Lorsqu'il n'a pas d'activité, Pierre-Luc regarde la télévision. Alors il faut constamment être à la recherche de ressources pour des activités de loisir, mais aussi de travail, d'apprentissage», explique Diane Delisle, mère de Pierre-Luc.

Développement actif

«On aimerait accueillir plus de participants, les demandes sont là. Toutefois, nous n'avons pas les ressources pour le faire. Actuellement, nous pouvons accueillir pour trois demi-journées par semaine. Certains n'ont droit qu'à une ou deux et nous avons une liste d'attente d'environ huit personnes.», explique Mme Camden.

Avec une subvention récurrente de 80 000$ pour les deux points de services, l'organisme a atteint le maximum. La présidente évalue présentement toutes les options afin de mieux combler les besoins, puisqu'il faudra du financement.

Première étape: se faire connaître des potentiels partenaires. DIDA ne manque pas d'imagination à ce titre. En effet, une vidéo promotionnelle vient d'être lancée pour expliquer la mission de DIDA.

On y décrit notamment les tâches qu'effectuent bénévolement les participants pour différents organismes et l'hôpital Pierre-Le Gardeur, ainsi que les bénéfices qu'ils en tirent.

«Le travail que je fais chez DIDA me rend fier», indique Pierre-Luc Delisle dans cette capsule vidéo.

«Avec mon travail chez DIDA, j'ai appris à mieux accepter la critique», témoigne aussi Johannie Gobeil.

Parmi les tâches que les participants peuvent effectuer, il y a de l'assemblage de document, la préparation d'envois postaux de masse, du déchiquetage, de l'ensachage, bref des tâches simples et répétitives qui demandent du temps. L'organisme est toujours à la recherche de tâches du genre.

Reconnaissance

L'organisme DIDA est fier d'annoncer qu'il est en nomination au Gala Reconnaissance des bénévoles de la Ville de Repentigny dans la catégorie «organisme communautaire 2016».

«Pour nous c'est un pas de plus vers une meilleure reconnaissance de DIDA et de sa mission», soutient Suzanne Camden, présidente.

En 2014, l'organisme était aussi finaliste du prix «À part entière» de l'Office des personnes handicapées du Québec.

Un souper-spectacle bénéfice avec l'humoriste Stéphane Bélanger aura lieu le 5 novembre à la Salle Monte-Carlo à l’aréna de Repentigny, au coût de 50$. Pour information: 450-704-2777