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Douze vignettes, un cri d’alarme

Violences envers les femmes

Publié le 6 décembre 2017

Douze vignettes comme celle-ci sont lancées.

©Photo gracieuseté

COMMUNAUTÉ. À l’occasion des 12 jours d’action pour l’élimination des violences envers les femmes, l’organisme Regard en elle joint sa voix à celle de la Fédération des maisons d’hébergement pour femmes (FMHF). Chaque jour, jusqu’au 6 décembre, cette dernière met de l’avant une vignette sonnant un cri d’alarme.

Après la vague de dénonciation du mouvement #moiaussi, l’organisme de Repentigny estime que la violence du côté des familles est toujours bien présente. «Les violences touchent quotidiennement toutes les sphères de la vie des femmes; autant publiques que privées. Des milliers de femmes et d’enfants continuent de vivre des violences dans le plus grand des silences.»

Pour les intervenantes, il est  primordial d’éradiquer ce fléau, une démarche qui dépend selon elles d’une véritable volonté à la fois individuelle et collective, mais surtout politique.

Elles espèrent que les vignettes susciteront une prise de conscience. «Elles sont un appel à la société toute entière, dont les hommes, à s’engager concrètement dans la lutte contre les violences faites aux femmes.» (RCD)

Voyez et partagez l’ensemble des vignettes via la page Facebook de la Fédération des maisons d'hébergement pour femmes.

 

À propos de la FMHF

La Fédération représente 36 maisons d’hébergement dans l’ensemble du Québec. Ces maisons accueillent chaque année près de 3 000 femmes et leurs 1 500 enfants, victimes de violence conjugale, familiale, d’agressions et d’exploitation sexuelle, de traite, de violences basées sur l’honneur, etc. Elles doivent refuser entre 6 000 et 10 000 demandes d’hébergement annuellement, faute de place disponible au moment de l’appel.

 

Quelques chiffres

·         Une femme sur quatre est victime de violence conjugale, trois fois plus si elle est autochtone ou handicapée.

·         Une femme sur trois est victime de violence sexuelle dans sa vie.

·         L’homicide par partenaire (ou ex) intime est la première cause de mort des filles entre 18 et 24 ans.

·         Seules 22 % des victimes de violence conjugale et 5 % des victimes d’agressions sexuelles portent officiellement plainte à la police. (selon Statistiques Canada)