L’Assomption inaugure son Musée de l’éducation

  • Publié le 15 déc. 2025 (Mis à jour le 15 déc. 2025)
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(Photo Médialo - Marie-Christine Gaudreau)
(Photo Médialo – Marie-Christine Gaudreau)

En mai dernier, le Musée de l’éducation ouvrait ses portes à petit bruit, au 190, rue Sainte-Anne, à L’Assomption. Après quelques mois de rodage, l’institution procédait à son inauguration officielle le 27 novembre dernier. L’Hebdo Rive Nord est allé à la rencontre de Geneviève Dubé, archiviste principale et muséologue chez Archives Lanaudière, afin de découvrir ce lieu où mémoire et savoir se conjuguent dans le but de devenir une référence sur l’histoire de l’éducation au Québec.

 

En entrant dans la petite maison colorée qui fait office de musée, l’œil est tout de suite attiré par la variété d’objets anciens exposés derrière les vitrines. Machines d’écriture, calculatrices, instruments de mesure, meubles, tableaux, ancêtres du projecteur; on retrouve une panoplie d’objets montrant l’évolution du matériel utilisé à travers les années pour enseigner aux jeunes.

« On commence de la colonisation, autour de 1615, jusqu’au début des années 2000, explique Geneviève Dubé. Ce sont quand même 400 ans qu’on couvre dans un petit espace. » Pour rassembler tout le matériel qui compose l’exposition, Archives Lanaudière a fait appel à la collaboration d’établissements d’enseignement chargés d’histoire comme le Collège de l’Assomption et la Congrégation des Sœurs de Sainte-Anne. « On a aussi fait appel aux donateurs pour des collections mémoires », ajoute l’archiviste.

Cette sollicitation a donné lieu à de nombreux dons du public, particulièrement de gens ayant œuvré dans le domaine de l’éducation, mais aussi d’anciens élèves qui ont conservé leur matériel d’écolier. Une quantité importante de livres utilisés dans le cadre scolaire ont notamment été récoltés de cette façon.

Étaient présents lors de l’inauguration; Étienne Pellerin, directeur général du Collège de l’Assomption et président du conseil d’administration d’Archives Lanaudière; Sébastien Nadeau, maire de la Ville de l’Assomption; Catherine Bouvier, directrice générale d’Archives Lanaudière; et Patrick Gravel, directeur général de la Caisse Pierre-Le-Gardeur et du Fonds du Grand Mouvement Desjardins, qui soutient financièrement le projet. (Photo gracieuseté)

De l’évolution des méthodes aux figures marquantes

À travers les pièces de collection, on retrouve du contenu textuel qui permet aux visiteurs d’en apprendre sur l’évolution des méthodes d’enseignements et différents moments marquants de l’histoire de l’éducation au Québec. Le Musée de l’éducation rend entre autres hommage aux figures marquantes du système éducatif québécois, dont Paul Gérin-Lajoie, qui a contribué à sa modernisation, ainsi qu’aux citoyens de plusieurs horizons.

« Ce musée met en lumière celles et ceux qui ont façonné notre système éducatif et témoigne de l’importance de transmettre cette richesse aux générations futures. Nous sommes fiers de soutenir un projet qui honore notre passé tout en inspirant notre avenir », a d’ailleurs souligné le maire de L’Assomption, Sébastien Nadeau, en marge de l’inauguration.

Geneviève Dubé est archiviste principale et muséologue chez Archives Lanaudière. (Photo Médialo – Marie-Christine Gaudreau)

Pourquoi un musée de l’éducation?

En l’absence d’institution semblable au Québec, la Ville de L’Assomption a démontré l’intérêt il y a quelques années de donner vie à un lieu qui mettrait en valeur l’importance de l’éducation au Québec, son histoire et son évolution. « On a des musées de la civilisation qui mentionnent l’éducation, mais ce n’est jamais le sujet phare […] On voulait vraiment qu’il y ait un endroit dédié pour ça », ajoute Geneviève Dubé.

Des expositions temporaires ont eu lieu dans les dernières années afin de mettre la table à un éventuel musée. Le projet prend actuellement la forme d’un incubateur culturel, dont l’objectif ultime se traduit par la volonté de développer un musée d’envergure nationale.

L’exposition permanente qui doit être présentée pour une durée d’environ trois ans a déjà attiré de nombreux curieux. « On a un bon achalandage pour quelque chose qui n’a pas été annoncé en grand. On est rendu à près de 600 visiteurs depuis le 30 mai », révèle Mme Dubé. Ce chiffre dépasse largement l’objectif que s’était fixé l’organisme, soit d’accueillir 500 visiteurs au cours de sa première année.

En plus de l’exposition permanente, la muséologue précise que de petites expositions temporaires se grefferont à l’offre au fil du temps afin d’agrémenter la visite du Musée et d’ajouter des compléments d’information autour de la thématique.

Plusieurs objets anciennement utilisés pour enseigner ont été donnés à Archives Lanaudière pour le Musée de l’éducation par le Collège de l’Assomption et la Congrégation des Sœurs de Sainte-Anne. (Photo Médialo – Marie-Christine Gaudreau)

Geneviève Dubé souligne que le maître d’œuvre du projet, Archives Lanaudière, a pu compter sur la collaboration de nombreux acteurs afin de développer le Musée de l’éducation, dont la Ville de L’Assomption, porteuse du projet; Anick Meunier, professeure titulaire et chercheure aux départements de muséologie et d’éducation de l’UQÀM et directrice du Groupe de recherche en éducation muséale (GREM), Pierre Carle, ambassadeur du Musée de l’éducation et ancien directeur du Collège de l’Assomption; Claude Martel, historien local; ainsi que plusieurs autres enseignants, actuels et anciens, et historiens.

Jusqu’en mai prochain, le Musée de l’éducation est ouvert au public les jeudis, de 12 h à 16 h; les vendredis, de 12 h à 20 h; les samedis, de 12 h à 19 h 30; et les dimanches, de 12 h à 18 h. Après quoi, un horaire plus étendu sera proposé pour la période estivale. L’entrée est gratuite.

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