Action-Logement Lanaudière dénonce le projet de loi 20

  • Publié le 17 avr. 2026 (Mis à jour le 17 avr. 2026)
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Le flash mob devant les bureaux de Caroline Proulx le 17 avril 2026. (Photo gracieuseté)
Le flash mob devant les bureaux de Caroline Proulx le 17 avril 2026. (Photo gracieuseté)

L’organisme Action-Logement Lanaudière a organisé un flash mob, le vendredi 17 avril, devant les bureaux de la ministre responsable de l’Habitation Caroline Proulx, à Lavaltrie, pour protester contre le projet de loi 20.

L’organisme dénonce que le projet de loi 20 prétend favoriser l’accès au logement, alors qu’il risque d’avoir l’effet inverse.

« Les loyers ont explosé au Québec, notamment en raison du désengagement de l’État dans le logement social et de l’absence de contrôle des loyers. Pourtant, le gouvernement continue de chercher des boucs émissaires à la crise. Après avoir pointé l’immigration, il cible maintenant certains ménages des OSBL et des coopératives, accusés de gagner « trop ». »

Selon Action-Logement Lanaudière, le PL20 témoigne d’une méconnaissance du fonctionnement des coopératives et des OSBL. « Il fragilise les principes d’autonomie et de mixité sociale qui font leur force, ainsi que les valeurs de cohabitation et de vivre-ensemble au cœur de ces milieux. Rappelons que les coopératives comptent environ 60 % de femmes parmi leurs membres, une réalité qui rend ces mesures d’autant plus préoccupantes étant donné que la ministre de l’Habitation responsable du PL20 est aussi la ministre de la Condition féminine. »

 

L’organisme poursuit que le projet de loi introduit également d’autres changements majeurs. « Il transfère aux coopératives et aux OSBL la liste d’attente des HLM, normalisant ainsi la pénurie de logements. Il affaiblit le droit des contrats en permettant de rompre des baux et redéfinit la notion de « loyer abordable », désormais alignée sur les prix du marché privé plutôt que sur la capacité réelle de payer des ménages. »

Le guichet unique proposé laisse craindre, exprime-t-il, un nouveau fiasco administratif. « De plus, l’élargissement du recours à la conciliation au Tribunal administratif du logement risque de désavantager les locataires, qui pourraient accepter des ententes sous pression dans un contexte de déséquilibre de pouvoir. »

Face à ce désastre programmé, Action-Logement s’est réuni pour enterrer symboliquement ce projet de loi dans un tas de fumier, mais aussi pour réclamer le retrait complet du projet de loi 20, des investissements massifs dans la construction de logements sociaux et communautaires, la mise en place d’un contrôle réel des loyers ainsi que la reconnaissance du droit au logement dans la Charte des droits et libertés du Québec.

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