Bénévoles | Des anges au grand cœur

Renée Rancourt, cheffe de service; Gabriel Chouinard, Sylvie Claude Delorme et Ronald Gauthier, bénévoles. (Photo Médialo - Marie-Christine Gaudreau)
Renée Rancourt, cheffe de service; Gabriel Chouinard, Sylvie Claude Delorme et Ronald Gauthier, bénévoles. (Photo Médialo – Marie-Christine Gaudreau)

Visite à l’hôpital rime bien souvent avec inquiétude. Néanmoins, entre souffrance, incertitudes, peine, colère, examens et diagnostics; patients et visiteurs de l’Hôpital Pierre-Le Gardeur (HPLG) peuvent compter sur la bonne humeur et la générosité des bénévoles pour mettre un peu de chaleur et d’humanité sur les journées plus sombres. Portrait d’un service plus qu’essentiel.  

« Quand j’ai fini mes journées, je pars d’ici, je suis fier de ce que j’ai fait », annonce spontanément Gabriel Chouinard, président du conseil d’administration de l’Association des bénévoles de l’HPLG.

L’homme qui célébrera bientôt ses 79 ans donne de son temps à l’hôpital depuis plus de six ans. Retraité du secteur alimentaire dans le milieu de la santé, il s’agissait pour lui d’une façon de demeurer actif, de rencontrer des gens et de faire du bien autour de lui.

« Les gens arrivent, ils viennent pour une opération, ils sont stressés. On leur raconte une petite blague, ça les détend », raconte M. Chouinard pour illustrer son quotidien à l’hôpital. Fidèle au poste deux jours par semaine, il explique être attitré à l’accueil et à l’orientation, au deuxième étage. Sa fonction consiste à diriger les gens dans l’hôpital, mais surtout à leur offrir une oreille attentive et à mettre un baume sur leurs angoisses avec un mot, un geste, un sourire.

Des centaines de mains tendues

Des gens de cœur comme Gabriel Chouinard, dévoués à aider leur prochain sans rien attendre en retour, on en compte plus de 170 à l’Hôpital Pierre-Le Gardeur. En incluant le Nord, on dénombre plus de 300 bénévoles actifs dans les deux centres hospitaliers de la région.

Comme l’explique Renée Rancourt, cheffe de service Soins spirituels et activités de bénévolat au CISSS de Lanaudière, les bénévoles sont présents partout dans l’hôpital et accomplissent une variété de tâches et d’actions pour adoucir le passage des gens à l’hôpital.

« Un hôpital avec des bénévoles, c’est un hôpital plus humain. Parce que c’est sûr que s’il n’y a pas de bénévoles, l’hôpital va fonctionner. Mais les bénévoles amènent ce petit plus qui fait que les gens peuvent faire ce qu’ils ont à faire. Puis les bénévoles vont s’occuper de l’accueil, vont s’occuper du sourire, vont s’occuper d’aider […] ça amène de l’efficacité et ça amène beaucoup d’humanité », décrit-elle.

Majoritairement composée de personnes retraitées, l’équipe des bénévoles accueille régulièrement de plus jeunes recrues, toutes aussi dévouées. (Photo gracieuseté)

En plus de l’accueil, certains bénévoles effectuent des visites au chevet dans les différents départements, tels que la pédiatrie, la gériatrie, les soins palliatifs ou la psychiatrie. « En pédiatrie, ils vont apporter un chariot avec des jeux, des jouets, des livres d’histoire. Ils vont aller changer les idées des enfants; changer les idées des parents aussi, parler d’autre chose que de la maladie », nomme Renée Rancourt en guise d’exemple.

Dans un milieu qui exige rigueur, efficacité et où le rythme est souvent effréné, les bénévoles sont ces petits joyaux qui ont encore le loisir et le désir de prendre le temps. Pour Mme Rancourt, il va sans dire que la présence de son équipe fait une grande différence dans l’expérience des personnes au centre hospitalier.

Francine Poirier et Johanne Gagnier s’occupent de la boutique-cadeau. (Photo gracieuseté)

Mission : aider son prochain

Les bénévoles gèrent et tiennent la boutique-cadeau, tiennent la cantine-mobile qui sillonne les salles d’attente, tricotent des chapeaux et des chaussons pour les nouveau-nés, animent des ateliers d’art, jouent de la musique ou personnifient même le père Noël à leurs heures. Chacun à sa manière trouve une façon de faire émerger le soleil alors que la tempête gronde.

« C’est un bonheur de coordonner ces gens-là parce que ce sont tous des gens qui veulent être là, qui veulent donner, qui sont tous des grands cœurs », affirme la cheffe de service. Ce à quoi le bénévole Gabriel Chouinard acquiesce : « On est vraiment une belle équipe qui se tient. On est tous axés vers le même but : l’aide aux personnes […] C’est notre mission, c’est notre but à tout le monde et on est tous vraiment dirigés vers ça ».

Et au-delà du temps qu’ils offrent sans compter, les bénévoles se questionnent et investissent sur des manières d’apaiser encore davantage les personnes malades, seules ou vulnérables. « Les profits de la boutique et des ventes s’en vont à l’Association des bénévoles, qui redonne dans des projets pour le bien-être des usagers », précise Mme Rancourt.

Cet argent sert à toutes sortes de projets comme l’achat de livres et de jouets ou le financement de services de massothérapie et de zoothérapie pour les personnes hospitalisées. Renée Rancourt est catégorique, la vie à l’hôpital ne serait pas la même sans les anges gardiens qui composent son service. Autant la clientèle que le personnel apprécient leur présence. « Les gens qui sont dans les bureaux nous le disent : si vous n’étiez pas là, on serait mal pris », confirme Gabriel Chouinard. Lui-même assure tirer de grands bénéfices de son implication : « on ressort de là grandis, ni plus ni moins ».

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