Un souvenir d’enfance inspire le 3e roman de Chantal Brodeur

L'autrice de Repentigny, Chantal Brodeur, publie son troisième roman. (Photo gracieuseté - Annie Garofano)
L’autrice de Repentigny, Chantal Brodeur, publie son troisième roman. (Photo gracieuseté – Annie Garofano)

Le 15 octobre dernier, l’autrice de Repentigny Chantal Brodeur lançait son troisième roman, intitulé « Un Noël à Wexford ». Comme son nom l’indique, ce nouveau récit plonge le lecteur dans une aventure se déroulant durant la période des Fêtes. En entrevue avec l’Hebdo Rive Nord, l’autrice confie avoir dépoussiéré un vieux souvenir de sa jeunesse pour tisser la toile de fond de son histoire.  

D’emblée, Chantal Brodeur souligne qu’elle est une amoureuse du temps des Fêtes. Dès qu’elle s’est mise à l’écriture de romans, elle savait qu’elle voulait un jour en signer un qui mettrait en scène une histoire de Noël. C’est à l’été 2025 que sa passion des Fêtes a rencontré un souvenir d’autrefois pour former un tout naturel dans l’esprit de l’autrice.

Par ailleurs, Chantal Brodeur mentionne que sa grande affection pour les bibliothèques trouve encore une fois sa place dans ses écrits, bien que ce soit cette fois-ci de manière moins centrale. C’est d’ailleurs là où elle fait resurgir des bribes de son enfance. Toute petite, Chantal Brodeur était déjà passionnée des livres, laisse-t-elle savoir. Une bibliothèque bien singulière qu’elle a fréquentée jadis s’est ainsi taillé une place dans son roman.

« Je suis originaire de l’ouest de l’île [de Montréal], dans l’arrondissement qu’on appelle Lachine. Avec mes parents, j’habitais dans un bloc-appartements, donc mon horizon, c’était une cour asphaltée », explique-t-elle. Pour profiter de la nature, elle avait l’habitude de passer du temps chez sa tante, à Entrelacs, l’été.

D’un sous-sol d’Entrelacs à la bibliothèque de Wexford

D’autres cousins et cousines s’y rassemblaient aussi, mais parfois, la jeune Chantal se retrouvait seule dans le petit village lanaudois. « Un jour, j’ai appris qu’au village, il y avait une toute petite bibliothèque située dans une maison privée », raconte-t-elle. Ce lieu culturel improvisé dans le sous-sol d’une coquette maison à tourelle avait attisé la curiosité de la jeune fille à l’imaginaire débordant qu’était Chantal Brodeur. Elle y a donc passé de nombreux jeudis, seul jour d’ouverture de la bibliothèque, où elle séjournait chez sa tante.

« Dernièrement, je me suis demandé si le fait d’avoir vécu ça, ça n’avait pas développé justement l’intérêt pour la lecture et le goût de travailler dans une bibliothèque un jour. Et je me suis dit qu’il y avait vraiment matière à écrire un roman », poursuit l’autrice.

De cette réflexion, la bibliothécaire de métier a brodé une histoire dont le point d’ancrage serait le lieu qui a donné vie à ce souvenir marquant. « Ce petit village que j’ai appelé Wexford, je l’ai vraiment imaginé à partir de mon vécu à Entrelacs, précise Mme Brodeur. Et là s’arrête le réel, on est vraiment dans la fiction. »

(Photo gracieuseté)

Un retour dans le passé qui change tout

Dans « Un Noël à Wexford », on fait la rencontre d’Annaëlle, une quarantenaire à la croisée des chemins. Elle, qui aime d’ordinaire le temps des Fêtes, constate qu’elle n’a pas du tout le cœur aux préparatifs de Noël lorsque décembre s’invite au calendrier.

Annaëlle est célibataire, elle a perdu son emploi et sa fille unique lui apprend qu’elle quittera bientôt la maison. Le vague à l’âme, la femme repense à sa tante décédée, Claire. Elle lui manque cruellement. C’est à ce moment qu’elle tombe sur un vieux journal intime lui ayant appartenu. En feuilletant les pages, elle remarque de curieuses notes qui laissent présager un secret.

Cette aura de mystère amène Annaëlle à retourner à Wexford afin d’élucider la signification des messages que Claire a laissés derrière elle. Parallèlement à ses recherches, Annaëlle « va être confrontée à l’esprit des fêtes qui envahit le petit village. Elle va être entraînée dans la vie du village malgré elle. Je dis malgré elle, mais au bout du compte, elle va tomber en amour avec ce village-là », résume Chantal Brodeur.

Au fil des pages, le secret se dissipe peu à peu. Annaëlle chemine. « Tout se déroule du 1er au 24 décembre, en apothéose avec un réveillon très inusité, je dirais, qui va réunir les cœurs », poursuit l’autrice.

Romance, mystère et réflexion

Entre l’esprit de Noël, les secrets de famille et la quête de sens du personnage principal se tisse aussi une histoire d’amour ainsi que des réflexions sur des enjeux actuels. « On va être confronté aux personnes plus vulnérables. Il va être question d’itinérance, des problèmes économiques des petits villages en région aujourd’hui », évoque Chantal Brodeur.

L’autrice explique qu’il importe pour elle que ses écrits soient représentatifs du Québec d’aujourd’hui, qu’ils allument une réflexion chez le lecteur : « Je pense que toutes les lectures qu’on fait, ça peut nous amener ailleurs ».

Enfin, Chantal Brodeur confie être sortie de sa zone de confort avec ce troisième roman, notamment en expérimentant l’écriture au « je », en ajoutant des éléments de suspense et en proposant des retours en arrière qui ont exigé une rigueur afin de respecter la chronologie.

Quoi qu’il en soit, l’autrice carbure aux défis et elle n’est pas près de déposer sa plume. On pourra d’ailleurs la lire dans un projet collectif qui doit paraître après les Fêtes et un quatrième roman est aussi en écriture. Chantal Brodeur révèle même qu’elle planifie une année sabbatique en 2028 afin de travailler sur un projet littéraire de plus grande envergure.

 

 

Le saviez-vous?

Le nom fictif du village de Wexford où se déroulent les aventures du personnage d’Annaëlle est en fait inspiré de l’histoire de la municipalité d’Entrelacs. En effet, le nom civil d’origine donné à ce territoire en 1860 était « municipalité du canton de Wexford. Selon la Commission de toponymie du Québec, ce nom est demeuré jusqu’en 1967, où le nom d’Entrelacs a été adopté en référence à la position géographique de la municipalité, entre le lac Patrick et le lac des Îles.

Articles les plus consultés

Ce chantier représente un investissement total de 9,2 millions de dollars. Crédit photo gracieuseté.
Actualités

Fin des travaux sur la rue Notre-Dame

Cette construction a pu être mené à terme grâce au soutien financier du gouvernement du Québec.
Au parc Jean-Duceppe, les anciennes structures ont fait place à des installations modernes. Crédit photo gracieuseté.
Actualités

La Ville de Repentigny modernise ses parcs

Par ailleurs, les familles du secteur pourront également se réjouir de la fin des travaux au parc Delacroix.
Nicolas Girard est député de Repentigny.
Crédit  photo gracieuseté..
Actualités

Maxime Laporte et Nicolas Girard sont maintenant vos députés

Pour Nicolas Girard, la première priorité est : « Évidemment, l'enjeu de la mobilité. »