La belle et longue histoire d’engagement de Colette Doré Thibault

Encore une fois cette année, Colette Doré Thibault et son équipe ont fait de petits miracles . Photo Médialo Pierre Chartier.
Encore une fois cette année, Colette Doré Thibault et son équipe ont fait de petits miracles . Photo Médialo Pierre Chartier.

Née dans une famille de six enfants où elle était la seule fille, Colette Doré Thibault a su, dès un jeune âge, faire sa place. Cofondatrice de l’organisme Fin à la Faim, elle se réjouit de la route parcourue depuis.

Son intérêt pour l’engagement communautaire est en quelque sorte inné. Sa famille lui a inculqué rapidement l’importance de se soucier des autres. Dès lors, avec son conjoint, avec qui elle savoure la vie aujourd’hui depuis 42 ans de mariage, ils cherchaient éperdument à redonner.

« On a vu des gens qui étaient en difficulté financière et qui avaient de la misère à nourrir leurs enfants », raconte celle qui s’impliquait à l’époque pour un autre organisme repentignois.

En 1994, elle fonde l’organisme d’aide alimentaire aux familles et remarque rapidement, par les observations de ses enfants d’âge primaire, des besoins élémentaires manquants chez leurs collègues de classe. « Mon fils me disait : maman, tel ami mange seulement des sandwichs au ketchup, d’autres ont des sacs de plastique dans leurs bottes parce qu’elles sont trouées, un autre n’a pas de bas dans ses pieds », se remémore-t-elle.

Aujourd’hui, forte d’une carrière de 32 ans derrière Fin à la Faim, les besoins sont tout aussi présents, voire plus en raison d’une clientèle grandissante. « Dans les dernières années, le coût de la vie est tellement cher, c’est rendu des gens de la classe moyenne, des travailleurs, mais ils ne font pas assez pour faire vivre leur famille convenablement », remarque-t-elle.

Des bénéficiaires nombreux

En pleine collecte d’informations dans le cadre de leur rapport annuel, les chiffres sont frappants. En moyenne, 217 familles ont bénéficié de leur service, en plus des 30 000 portions distribuées. « C’est énormément de monde. Ça vient aussi avec certains défis. Nous sommes chanceux, notre banque alimentaire s’approvisionne de tous les commerces de la région en raison de notre durabilité. On a fait nos preuves », affirme-t-elle.

Il demeure que pour redonner autant, il faut être entouré. Colette peut compter sur l’apport de six employés et plus de 80 bénévoles. C’est sans oublier leur comité de levée de fonds, mené par des gens d’affaires tel Peter Fogarty, qui en est à sa 15e année à titre de président d’honneur.

« Il y a toujours eu les bonnes personnes autour de moi. Si Fin à la faim est devenu ce que c’est, c’est grâce à tous les gens qui se sont greffés autour de cette mission-là », conclut-elle.

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