Tout savoir avant d’acheter un vélo électrique

  • Publié le 11 août 2026
  • Lecture : 3 minutes
Marie-Catherine Goudreau
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Le vélo électrique gagne en popularité d’année en année. Mais avant de passer à l’achat, plusieurs critères méritent d’être évalués : le moteur, la batterie, l’autonomie, le poids et la qualité des composantes. Un spécialiste explique les éléments à considérer pour investir dans le bon modèle.

L’engouement pour les vélos électriques augmente chaque année, souligne Frédéric Massé, qui travaille depuis près de 10 ans chez Espresso Sport, un magasin spécialisé en vélo. « Il y a huit ans, 75 % des vélos qu’on voyait circuler sur le P’tit Train du Nord étaient des vélos réguliers. Aujourd’hui, c’est totalement le contraire. »

Les vélos électriques urbains sont très populaires, notamment pour les déplacements en ville. Pour les vélos de montagne, l’engouement est un peu moins marqué en raison de leur prix, qui est de 7 000 $ et plus. Aujourd’hui, peu importe le type de vélo – route, montagne, gravelle ou urbain –, il existe des modèles électriques.

Un vélo électrique permet de rouler plus rapidement, de parcourir de plus longues distances et de partir plus longtemps. « Les gens pensent qu’on dépense moins d’énergie, mais ce n’est pas vrai. Par exemple, une personne qui fait 30 km avec un vélo régulier deux fois par semaine pourrait faire 50 km en vélo électrique quatre fois par semaine. Ça permet aussi de rouler avec d’autres personnes, que ce soit avec ses amis ou son conjoint. »

Le type de moteur

Il existe deux principaux types de moteurs pour les vélos électriques : le moteur-roue et le moteur-pédalier. « Le moteur-pédalier procure une sensation beaucoup plus naturelle que le moteur-roue. Tu as l’impression d’être sur un vélo ordinaire qui t’aide à avancer. Il est aussi beaucoup plus doux et plus puissant dans les côtes que le moteur-roue », explique Frédéric Massé. Il souligne d’ailleurs que les moteurs-roues sont plus difficiles à réparer.

L’expert suggère d’acheter son vélo dans une boutique spécialisée plutôt que sur le Web et de choisir des marques reconnues. « Ça peut coûter de 1 000 à 1 500 $ de plus pour un vélo équipé d’un moteur-pédalier, mais il sera de bien meilleure qualité. »

Les batteries

La plupart des fabricants offrent une garantie d’environ deux ans sur les batteries, selon le temps écoulé et le nombre de kilomètres parcourus. « Des compagnies comme Bosch garantissent que la batterie conservera encore 75 % de sa capacité après 600 cycles de recharge. Cela représente environ 60 000 km, ce qui est énorme dans la vie d’un cycliste! C’est rare qu’une batterie cesse complètement de fonctionner. »

Beaucoup de personnes se demandent combien de kilomètres il est possible de parcourir avec un vélo électrique. « C’est souvent la première question que les clients posent. » La réponse est d’environ 100 km. « Puis, tu n’es pas obligé d’utiliser le moteur pendant tout le trajet. Par exemple, si ça descend ou si le terrain est plat, on éteint le moteur. »

Une astuce : comme pour les batteries de téléphone cellulaire, l’expert recommande de ne jamais décharger complètement sa batterie et d’éviter de la recharger systématiquement à 100 %. « On croit qu’éventuellement, il y aura des chargeurs intelligents qui permettront de gérer automatiquement la recharge, comme c’est le cas pour les véhicules électriques, mais pour l’instant, ça n’existe pas encore », indique Frédéric Massé.

Deux caractéristiques sont importantes à connaître : la capacité de la batterie (en wattheures) et le couple du moteur (en newtons-mètres).

Le poids

« Les vélos qui offrent une grande autonomie ont souvent des moteurs plus puissants et des batteries plus grosses. Ils sont donc plus lourds, explique Frédéric Massé. Quand on dit aux clients que le vélo pèse de 50 à 55 livres, ils trouvent ça beaucoup! Mais une fois qu’on roule, ça ne change rien : le vélo se conduit très bien. »

Là où le poids peut avoir un impact, c’est lorsqu’on veut installer le vélo sur un support fixé à la voiture ou lorsqu’on habite à l’étage. Dans ces situations, on peut envisager un modèle plus léger, doté d’un moteur moins puissant et d’une batterie de plus faible capacité, donc offrant moins d’autonomie. Par ailleurs, plusieurs fabricants de supports à vélo proposent maintenant des rampes d’accès qui permettent de faire rouler le vélo jusqu’au support plutôt que de devoir le soulever.

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