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Comment bien évaluer le prix de sa propriété ? 

  • Publié le 8 avr. 2026
  • Lecture : 2 minutes
Marie-Catherine Goudreau
Photo Unsplash
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Dans un marché immobilier en surchauffe, il peut être difficile de trouver le juste prix pour vendre sa propriété. Nathalie Bégin, directrice, Pratique sur le courtage à l’Association professionnelle des courtiers immobiliers du Québec (APCIQ) donne cinq conseils pour cibler le prix idéal et vendre rapidement.

1. Se baser sur des faits réels

Le premier conseil pour évaluer le prix de vente de sa propriété est de se baser sur des faits réels, c’est-à-dire sur ce qui s’est vendu, et non sur les autres maisons à vendre. « Beaucoup de vendeurs vont regarder les propriétés à vendre, mais le problème, c’est que le prix affiché est celui souhaité et proposé », affirme Mme Bégin. Le courtier qui évalue le prix analysera notamment les ventes du secteur et les propriétés comparables pour statuer. 

2. Mettre l’émotion de côté 

Selon Mme Bégin, il faut aussi « mettre les émotions de côté ». « Souvent, les clients vont dire qu’ils ont fait beaucoup de rénovations. Malheureusement, le marché ne rembourse pas nécessairement l’argent que l’on met dans sa maison. La valeur marchande sera vraiment ce qu’un acheteur est prêt à mettre au moment où la maison sera mise en vente. Il faut être rationnel et se baser sur des faits », dit-elle. 

3. Le premier prix doit être le plus juste possible 

« L’un des critères les plus dommageables pour une propriété est le temps », affirme Mme Bégin. C’est pourquoi le premier prix qu’on affiche doit être le plus juste possible. « Les délais de vente sont très courts actuellement. Quand il y a quelques baisses de prix, les acheteurs seront sur la défensive et ça attire une série de questions. » Une propriété avec un prix trop élevé aura moins d’acheteurs et perdra sa crédibilité. 

4. Analyser le contexte du moment 

Il est important que l’évaluation du prix de la propriété se fasse au moment de la vente, et non six mois plus tard, par exemple. « Est-ce qu’il y a eu des changements dans son environnement ? Peut-être qu’entre-temps, il y a eu une carrière qui a ouvert dans le quartier ou encore une nouvelle entreprise qui va créer des emplois », illustre Mme Bégin. Elle ajoute que le printemps et l’automne sont les deux saisons où il y a le plus de personnes disponibles pour acheter une propriété. 

5. Le prix est un positionnement 

« Il faut décider à quel segment d’acheteurs on s’adresse et comment on positionne sa propriété dans le secteur », explique Mme Bégin. Ainsi, au moment de la mise en vente, si d’autres propriétés semblables sont à vendre dans le même secteur, on pourrait, par exemple, baisser un peu le prix pour se démarquer et attirer plusieurs acheteurs. « On veut maximiser les chances de vendre de manière efficace. » 

 

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