Tomy Carranza-Ladry écope de la prison à vie

  • Publié le 9 févr. 2026 (Mis à jour le 9 févr. 2026)
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(Photo Unsplash)
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Le jury s’est entendu sur un verdict de culpabilité pour meurtre au 2e degré, au terme du procès de Tomy Carranza-Ladry, ex-éducateur en garderie à L’Assomption, accusé d’avoir causé la mort d’un bambin de 18 mois duquel il avait la responsabilité, le 4 décembre 2023. Les délibérations se sont conclues le dimanche 8 février, au Palais de justice de Joliette. L’accusé écope ainsi de la prison à vie.   

Rappelons que le jour du drame, la mère de l’enfant avait récupéré son enfant à la garderie en milieu familial Mignons et Dragons, à L’Assomption, après que Carranza-Ladry l’ait informé que celui-ci avait fait une chute dans la cour. À son arrivée, l’enfant porte une ecchymose sur le front. Toutefois, lorsque la tuque du bambin tombe, sa mère remarque que son crâne est déformé.

En alerte, elle se rend à l’hôpital. L’enfant décèdera de ses blessures quelques heures plus tard. Dans les circonstances, le Service des enquêtes sur les crimes contre la personne de la Sûreté du Québec avait ouvert une enquête, en collaboration avec le Service de police de L’Assomption / Saint-Sulpice le lendemain.

Carranza-Landry, alors âgé de 34 ans, avait finalement été arrêté le 8 décembre, puis formellement accusé de meurtre le jour suivant. Le service de garde en milieu familial affilié au bureau coordonnateur d’un Centre de la petite enfance (CPE) du secteur et opéré par l’accusé avait alors vu sa reconnaissance suspendue pour la durée de l’enquête.

Ce n’est que récemment, le 13 janvier, que le procès de l’accusé a débuté au Palais de justice de Joliette. Les audiences qui se sont déroulées sur quatre semaines ont notamment permis d’entendre les témoignages de la mère de la petite victime, des policiers qui sont intervenus sur la scène, des proches de l’accusé, d’experts psychiatres et pathologiste et de l’accusé lui-même.

La version de l’accusé jugée non crédible

Selon les informations rapportées par différents médias qui ont assisté aux audiences, Tomy Carranza-Ladry aurait livré un témoignage peu convaincant aux yeux des jurys. Ce dernier aurait rejeté la faute de cet incident sur une crise de panique déclenchée par sa consommation d’alcool et le manque de sommeil, le jour du drame.

Dans sa version des faits, l’éducateur affirme avoir heurté le bambin par accident, puis l’avoir secoué durant 10 secondes en le tenant par le cou. Il l’aurait ensuite claqué au visage. Selon lui, il n’aurait jamais cru que cet événement aurait pu coûter la vie de l’enfant. La pathologiste appelée à la barre aurait quant à elle confirmer que cette théorie ne pouvait expliquer les blessures que portait le bambin.

Les audiences sur la peine auront lieu dans deux semaines, afin de déterminer combien d’années de détention Carranza-Ladry devra purger avant d’être admissible à une libération conditionnelle.

Milieu familial reconnu

Selon les informations fournies par le ministère de la Famille, la garderie Mignons et Dragons était un service de garde en milieu familial reconnu par un bureau coordonnateur. Ainsi, l’installation pouvait accueillir des enfants en vertu d’un permis délivré par le ministère. Cette reconnaissance était associée à des obligations à respecter en matière de santé, de sécurité, de bien-être et de développement des enfants.

De plus, des inspections devaient être menées ponctuellement par le Ministère ou par le bureau coordonnateur afin de vérifier la conformité de la résidence. Ces inspections ont notamment pour but de vérifier la propreté, la salubrité et la sécurité des locaux, le respect des normes relatives à la santé et à la sécurité, les accès aux locaux, la qualité de l’alimentation, le rangement des produits toxiques et des produits d’entretien, etc.

En cas de doute quant à la qualité des services ou à la sécurité des enfants dans un service de garde en milieu familial, les parents peuvent déposer une plainte. Selon le ministère de la Famille, les plaintes concernant une prestation rendue par une personne responsable d’un service de garde éducatif en milieu familial reconnu (RSGE) sont traitées par le bureau coordonnateur de son territoire.

Certaines plaintes peuvent mener à un signalement au Directeur de la protection de la jeunesse ou faire l’objet d’une divulgation à la police, auquel le Ministère est amené à collaborer. Lorsque la santé, la sécurité et le bien-être de l’enfant pourraient être gravement compromis, les personnes visées peuvent être suspendues pour la durée de l’enquête.

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