Les Fermes Boréa et la Ferme Ô Menu se joignent à la Zone Agtech

  • Publié le 9 avr. 2026 (Mis à jour le 9 avr. 2026)
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Sébastien Nadeau, président de la Zone Agtech, les représentants de la Ferme Ô Menu et des Fermes Boréa et Patrick Gravel, directeur général de la Caisse Desjardins Pierre-Le Gardeur. (Photo gracieuseté)
Sébastien Nadeau, président de la Zone Agtech, les représentants de la Ferme Ô Menu et des Fermes Boréa et Patrick Gravel, directeur général de la Caisse Desjardins Pierre-Le Gardeur. (Photo gracieuseté)

Deux nouvelles entreprises se sont récemment greffées à l’écosystème de la Zone Agtech, à L’Assomption. Il s’agit des Fermes Boréa œuvrant dans la production de crevettes en aquaculture et de la Ferme Ô Menu spécialisée dans la production verticale de micropousses, de fines herbes et de fleurs comestibles.

« La Zone Agtech franchit une belle étape avec l’arrivée de Fermes Boréa et de Ferme Ô Menu. Notre pôle d’innovation gagne en puissance à mesure que les entreprises choisissent de se rapprocher pour collaborer, innover et aller plus loin, ensemble. L’effet de cluster [grappe] devient aujourd’hui concret et très inspirant », s’est réjouie la directrice générale de la Zone Agtech, Marilou Cyr, en marge de cette annonce.

Presque à pareille date l’an dernier, cette dernière mentionnait à l’Hebdo Rive Nord que la Zone Agtech s’intéressait beaucoup à la production aquacole et qu’elle souhaitait attirer à L’Assomption des producteurs de crevettes, d’algues et de poissons, notamment. Ce sera dorénavant chose faite, du moins en partie.

Une équipe mobilisée

En effet, les Fermes Boréa développent un projet d’élevage durable de crevettes blanches en système d’aquaculture en recirculation; une technologie permettant de produire localement des protéines marines dans un environnement contrôlé tout en recyclant l’eau.

L’entrepreneure en résidence derrière les Fermes Boréa, Valérie Robitaille, explique ce qui l’a attiré vers la zone d’innovation assomptionniste : « Ce qui distingue réellement la Zone Agtech à nos yeux, c’est la qualité des personnes qui y travaillent.  Dès le départ, nous avons senti une présence réelle, une écoute sincère et beaucoup d’énergie investie pour faire avancer notre projet. Pour une jeune entreprise comme les Fermes Boréa, c’est extrêmement précieux de pouvoir compter sur un écosystème où les gens sont aussi mobilisés, accessibles et engagés ».

Au-delà de la production de crevettes locales, le projet des Fermes Boréa prévoit la création d’une dizaine d’emplois, des investissements d’environ 1 M$ et l’occupation d’un espace de 15 000 pieds carrés. À terme, il contribuera également à structurer une filière de production de crevettes au Canada, en phase avec les objectifs d’autonomie alimentaire et de réduction de l’empreinte environnementale.

D’employé à entrepreneur

La deuxième entente de collaboration a été conclue avec la Ferme Ô Menu. Opérée par trois jeunes entrepreneurs de la relève agricole, la Ferme Ô Menu est en activité depuis seulement quelques mois et son modèle séduit déjà nombre de restaurateurs et de commerces de détail.

Le président-directeur général de l’entreprise, Louis-Simon Barrette, a expliqué en entrevue avec l’Hebdo Rive Nord que ses partenaires et lui avaient repris une ferme œuvrant dans la production verticale d’une variété de légumes feuilles à l’année. « On a centralisé l’ensemble des opérations ici dans une nouvelle ferme qu’on a construite dans la Zone Agtech », a-t-il exposé.

Pour M. Barrette, il allait de soi de s’unir à la Zone Agtech puisqu’il croit en sa mission. Il a d’ailleurs confié avoir travaillé au sein de l’organisation avant de se lancer en affaires. « Ça faisait longtemps que j’aidais des entreprises agricoles, mais j’avoue que mon petit côté entrepreneur, il avait juste envie de se lancer », a-t-il admis. Lorsqu’on lui a mentionné qu’une entreprise de la région cherchait de la relève, il a saisi l’occasion.

« Ç’a cliqué tout de suite, moi et Danny Gamache de la ferme La Vraie Vie. On a travaillé ensemble pendant peut-être un mois ou deux, puis après ça, j’ai repris sa production et j’ai racheté sa ferme », a poursuivi M. Barrette.

En six mois seulement, la Ferme Ô Menu a triplé sa production en passant de 26 clients à plus de 70. Louis-Simon Barrette attribue entre autres cette réussite au soutien offert par la Zone Agtech, mais aussi par son emplacement géographique stratégique, au cœur du noyau urbain de Lanaudière et à proximité des grands centres comme Montréal et Laval.

Du soutien qui compte

Les deux entreprises ont bénéficié de l’Aide financière Desjardins-Agtech. Pour la Ferme Ô Menu cela signifie de pouvoir faire l’acquisition de nouvelles technologies qui lui permettra d’augmenter sa productivité. « On va acheter un semoir mécanique et une empoteuse mécanique. Ce sont des choses qui, pour une petite ferme comme la nôtre, vont vraiment nous propulser […] on va faire plus de produits pour le même nombre d’heures travaillées. Ce que ça veut dire, c’est qu’on va pouvoir payer nos employés plus cher, parce que chaque heure travaillée va dégager plus de marge. Ça, c’est super pour nous parce qu’on va pouvoir garder les travailleurs locaux plus longtemps », s’est finalement réjoui Louis-Simon Barrette.

Avec ces deux nouvelles collaborations, la Zone Agtech maintient le cap sur son ultime objectif, soit celui de devenir un pôle d’innovation de calibre mondial, en mesure d’attirer, d’ancrer et de faire croître des projets structurants au Québec.

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