Gregory Charles fait chanter Repentigny

Gregory Charles parle de Gospel Live, de son lien avec le gospel et du plaisir de faire chanter le public dans les églises du Québec. Photo gracieuseté
Gregory Charles parle de Gospel Live, de son lien avec le gospel et du plaisir de faire chanter le public dans les églises du Québec. Photo gracieuseté

Le samedi 26 septembre 2026 à 14 h 30, le chanteur Gregory Charles enflammera le cœur des nombreuses personnes présentes dans l’Église de la Purification-de-la-Bienheureuse-Vierge-Marie. Afin de comprendre pourquoi ce spectacle attire autant les Québécois, nous nous sommes entretenus avec celui qui a déjà conquis plus de 2 millions de spectateurs tout au long de sa carrière.

Qui dit gospel dit chants d’église, mais peut-on apprécier pleinement votre spectacle sans être croyant ?

Absolument. Vous savez, n’importe qui peut être ému par ce type de musique, car avant d’être une musique d’église, elle est avant tout une musique de liberté. C’est pourquoi, dans le public, certaines personnes viennent pour prier et d’autres juste pour profiter de ces chants en tapant des mains et en vivant un moment joyeux.

Pouvez-vous nous rappeler d’où vient le gospel ?

Le gospel est né d’une démarche spirituelle, mais cela va bien au-delà. Il tire son origine de l’esclavage quand les personnes noires, à qui l’on interdisait de se parler pendant qu’elles travaillaient dans les champs, ont commencé à chanter. Plus globalement, c’est aussi devenu l’expression de travailleurs insatisfaits de leurs conditions, qui réclamaient du changement et de la liberté. Le public peut donc y entendre une musique de fraternité.

Et vous, personnellement, quel lien entretenez-vous avec le gospel ?

Cette musique est entrée dans ma vie par mon père, originaire de Trinité-et-Tobago, qui avait un groupe de gospel. C’était important pour lui en raison de l’histoire de sa famille. Il a également marché avec Martin Luther King.

Concrètement, pendant ce spectacle, à quoi les spectateurs doivent-ils s’attendre ?

Ce spectacle, ce n’est pas juste moi, c’est avant tout un exceptionnel, des musiques entraînantes et connues et enfin un véritable moment de partage. Les spectateurs tapent des mains et chantent avec nous. À un moment, nous leur enseignons même une chanson. Quand on vient voir Gospel Live, il est difficile de résister à cette force collective. Pendant ces 90 minutes, je fais aussi des rapprochements entre le gospel, la musique occidentale et la musique québécoise.

Pourquoi avoir choisi les églises et non de grandes salles ?

Nous voulions aller près des gens dans tous les coins du Québec et, dans presque toutes les municipalités, il y a une église. Ce sont des lieux de rassemblement, souvent très beaux, où l’acoustique se prête généralement bien à la musique. Enfin, avec ce spectacle, notre objectif n’était pas de placer un artiste sous les éclairages et le public dans le noir. Alors, en faisant le choix de nous produire dans des lieux de culte, nous offrions aux spectateurs la possibilité de vivre un vrai moment ensemble où chacun peut voir son voisin taper dans les mains et chanter.

C’était donc aussi un moyen d’aller au contact de tous les publics ?

Oui, et cette démarche est réfléchie. Depuis la fin de la pandémie, nous cherchons à nous rendre là où les gens se trouvent. Nous inversons la proposition : vous n’allez pas à ma rencontre, c’est moi qui vais chez vous. Je souhaite aussi proposer des spectacles intergénérationnels auxquels les gens peuvent assister avec leurs parents, leurs grands-parents ou leurs enfants.

Enfin, est-ce qu’avec cette tournée vous permettez aux églises de vivre autrement ?

Tout à fait. Ma grand-mère, ma tante et ma mère ont été organistes dans mon village. J’ai moi-même joué de l’orgue et fait partie de la chorale. J’associe donc intimement les églises à mon plaisir de faire de la musique. En louant ces lieux, nous leur apportons aussi un peu d’argent pour entretenir des bâtiments qui coûtent cher. Nous y accueillons des gens qui ont été baptisés ou mariés dans cette église. Il arrive également que des enfants y entrent pour la première fois. D’ailleurs, nos tournées nous font découvrir de magnifiques petits bijoux partout sur le territoire.

Articles les plus consultés

(Photo Médialo - Marie-Christine Gaudreau)
Actualités

Témoignage | Quand les enjeux de transport collectif dictent le choix de carrière

L'étudiante de Repentigny, Léa Saint-Georges, a dû renoncer à son plan initial d'études dû à un manque de service en transport collectif.
Le TGV Alto pourrait morceler les terres de l'agriculteur de Repentigny, Guillaume Alary. (Photo Médialo - Marie-Christine Gaudreau)
Actualités

TGV Alto | Les voix s’élèvent dans Lanaudière

Le Conseil régional de l'environnement et la Fédération de l'UPA de Lanaudière demandent plus de transparence dans le projet Alto.
La municipalité souhaite aménager un parc riverain afin de redonner l'accès au fleuve aux citoyens et de revitaliser son centre-ville. (Photo Médialo - Marie-Christine Gaudreau)
Actualités

Saint-Sulpice | Le récréotourisme, une question de survie?

Alors que la quasi-totalité de son territoire non agricole est bâti, Saint-Sulpice explore la piste du récréotourisme pour se développer.