Des travailleurs saisonniers : la clé de la réussite

Dans un premier temps, elle ajoute que les employés saisonniers sont la clé du succès de l’entreprise. Photo Médialo - Pierre Chartier.
Dans un premier temps, elle ajoute que les employés saisonniers sont la clé du succès de l’entreprise. Photo Médialo – Pierre Chartier.

Le temps de la récolte des asperges et des fraises arrive à grands pas pour les employés de la Ferme Cormier de L’Assomption, une institution dans la MRC de la région. L’aménagement d’un nouveau kiosque, la cuisine qui s’anime et tous les à-côtés, les tâches sont vraiment complexes et l’aide des travailleurs saisonniers est inestimable.

C’est dans tout ce tourbillon que Josiane Cormier, propriétaire de la ferme familiale, a répondu aux questions de l’Hebdo Rive Nord.

Dans un premier temps, elle ajoute que les employés saisonniers sont la clé du succès de l’entreprise, mais elle souligne aussi que la venue des travailleurs étrangers aide grandement à la production dans les champs. « J’ai présentement 35 employés saisonniers qui œuvrent dans les différents aspects des travaux de la ferme, dans les champs, au kiosque et dans la cuisine. Chacun a son horaire de travail et le tout est très organisé. Là où on avait des problèmes c’est qu’au mois de mai les étudiants que l’on embauchent n’ont pas tous finis les classes et ça complique un peu le temps de travail. C’est là que l’ajout de travailleurs étrangers nous aide énormément dans la planification du travail à accomplir », de préciser Josiane Cormier.

La Ferme fait appel à des travailleurs depuis maintenant 10 ans et la recette fonctionne très bien : « On n’a pas été les premiers dans l’industrie maraichère à faire appel à ces travailleurs, mais nous sommes vraiment contents des résultats obtenus. Au départ, ce n’est pas facile de recruter. Il y a beaucoup de paperasse à remplir et l’exercice demandé peut effrayer certaines personnes. Aujourd’hui, j’ai sept travailleurs étrangers dont les deux premiers sont toujours avec nous et reviennent sur la ferme année après année. »

Pour donner des exemples concrets de l’aide apportée par ces travailleurs, elle parle de la récolte des asperges. « Dans le fond, ça a débuté pour la cueillette des asperges. Pendant longtemps on a fonctionné avec une équipe locale, mais les asperges ça pousse très vite et c’est quand même exigeant physiquement […] Même s’il fait chaud ou qu’il pleut les asperges poussent quand même puis si on ne va pas les cueillir à temps, on risque de les perdre, c’est une question d’heures, faut vraiment avoir une équipe qui est capable d’aller les cueillir exactement au bon moment […] ça ne peut pas attendre comme quand on travaillait uniquement avec une main-d’œuvre locale. On se ramassait à trouver des gens tout le temps à droite, à gauche, parce qu’on n’avait pas assez de monde habitué à faire un travail physique et à qui il faut expliquer parce c’est quand même délicat de cueillir des asperges. Il faut les prendre à la bonne longueur et il ne faut pas accrocher les autres autour. Ça demandait un niveau de formation d’accompagnement important et on a réussi à faire ça avec les travailleurs étrangers », de souligner Josiane.

Un autre exemple c’est au niveau de la plantation des fraises. Pour faire la plantation, il faut que le sol soit sec. Lors des premières années des travailleurs étrangers, il a fallu travailler dans les champs très tard un vendredi pour permettre de bien planter les fraises : « Ils comprenaient que c’était là qu’il fallait le faire, car le lendemain on annonçait de la pluie. Donc, ils se sont retroussé les manches et ils ont fait le travail. Si je veux présenter des produits de qualité au kiosque il faut que les produits qui sortent dans champs soient de haut niveau », de souligner la propriétaire.

L’expertise des travailleurs étrangers et des travailleurs saisonniers donne un aspect spécial que l’on retrouve pendant la saison estivale à la Ferme Cormier, un plaisir à découvrir.

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