« J’ai vraiment aimé faire les toutous. Je ne suis pas une personne très minutieuse à la base, donc j’ai appris à développer ma patience et à être plus minutieuse. Aussi, j’ai vraiment aimé le fait de pouvoir les donner à des enfants [malades] et de les aider un peu de cette manière », explique Lylo Martel-Loaïza.
Avant la réalisation de ce projet, la jeune Lylo n’avait jamais manié les aiguilles. Le tricot lui était totalement inconnu, mais elle était toujours attendrie à la vue de ce type de peluches très mignonnes sur les réseaux sociaux. Puisque le projet personnel exigeait d’elle qu’elle explore un nouveau domaine de manière autonome, Lylo a saisi l’occasion pour s’initier à ce nouveau passe-temps qui l’intriguait particulièrement.
« Je ne voulais pas rester prise avec plein de toutous, rigole néanmoins l’adolescente. Alors, j’ai décidé de les donner à des enfants malades. » Elle réalisait donc par la même occasion son « service action », un acte de bénévolat qui doit être posé chaque année par tous les étudiants au PEI.
Pour se faire, Lylo a pris contact avec une personne responsable des dons au CHU Sainte-Justine. Après lui avoir expliqué son projet et la nature du don qu’elle souhaitait faire aux jeunes malades, celle-ci fut enchantée d’accueillir Lylo pour recevoir les quelque vingt animaux en peluche, tricotés avec cœur et persévérance.
« Malheureusement, je n’ai pas eu la chance d’aller les donner directement aux enfants parce qu’il y avait une épidémie de rougeole, ou quelque chose comme ça », mentionne-t-elle. N’étant pas autorisée à circuler sur les étages de soins, la jeune fille a laissé son sac aux trésors à la réception. À défaut d’avoir vu les sourires sur les visages, elle espère à tout le moins qu’elle a pu faire une petite différence dans la journée des enfants qui auront reçu ses toutous.