Saint-Sulpice résilie son entente de desserte policière

(Photo archives)
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La municipalité de Saint-Sulpice annonçait récemment qu’elle mettrait fin à l’entente de fourniture de services policiers qu’elle entretient avec la Ville de L’Assomption, au terme du contrat actuel, le 31 décembre prochain. 

Joint par l’Hebdo Rive Nord, le maire de Saint-Sulpice, Steve Mador, a expliqué que la démarche entreprise visait surtout à renégocier l’entente en vigueur. Les termes du contrat qui lie les deux municipalités pour la desserte policière stipulent en effet que l’entente se renouvèle de façon automatique à son échéance, a-t-il expliqué.

Or, pour Saint-Sulpice, il devenait important de revoir certaines clauses, notamment du point de vue financier. Nul autre choix, donc, de procéder à la résiliation de l’entente pour retourner à la table de négociation.

« On approche le million [de dollars] rapidement. Donc, c’est sûr que pour Saint-Sulpice, ça représente une grosse portion [du budget annuel] », a indiqué le maire Mador. En ce sens, les élus ont jugé responsable d’analyser toutes les possibilités afin de réduire le fardeau fiscal des citoyens pour ce service.

À savoir si un changement de desserte policière était probable à l’issue des démarches et négociations, Steve Mador a répondu : « Ça pourrait arriver, mais je vous dirais que pour l’instant, les chances sont minces. L’objectif, c’est de trouver une entente. Ce n’est pas de nuire aux services de police qu’on a ». Des discussions seraient d’ailleurs déjà en cours entre la municipalité de Saint-Sulpice et le Service de police de L’Assomption et les échanges seraient positifs jusqu’à présent, selon le maire Mador.

Le maire de Saint-Sulpice, Steve Mador, espère en venir à une entente raisonnable en termes de coût avec le Service de police de L’Assomption. (Photo gracieuseté)

Par ailleurs, l’élu a souligné la volonté et le besoin pour Saint-Sulpice de bénéficier d’un service de police plus visible au cœur de la municipalité. « Lavaltrie s’est développé à vitesse grand V, donc on a beaucoup plus de circulation sur la rue Notre-Dame. Ça, c’est un enjeu », a mentionné M. Mador. Davantage de présence policière serait selon lui nécessaire; dans un premier temps pour assurer une plus grande sécurité routière et ensuite pour optimiser le sentiment de sécurité des citoyens dans les rues et les parcs.

Dans le cadre de ces démarches, la municipalité de Saint-Sulpice rencontrait ses citoyens à l’occasion d’une consultation publique tenue en deux assemblées les 28 et 29 mars. La consultation avait pour but d’expliquer aux citoyens les raisons motivant la résiliation de l’entente ainsi que de leur permettre d’exprimer leur opinion quant aux services policiers actuels.

Notons enfin que les coûts de plus en plus importants alloués à la sécurité publique ne causent pas des bouleversements qu’à Saint-Sulpice. Les villes de L’Assomption et de Repentigny ont effectivement entamé une démarche visant à évaluer la possibilité d’un regroupement de leurs services de police respectifs.

Des normes à respecter

Étant située sur le territoire de la Communauté métropolitaine de Montréal (CMM), la municipalité de Saint-Sulpice est tenue de maintenir des services policiers de niveau 2, et ce, qu’importe le scénario qu’elle retiendra de cet exercice. Ceux-ci incluent notamment des responsabilités plus étendues en matière d’enquêtes et de services de soutien. Les services policiers de niveau 2 sont habituellement réservés aux communautés de plus de 100 000 habitants.

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